
Une bobine qui a un fil à la patte ?
Une bobine qui ne tiendrait plus qu’à un fil ?
Voici donc une photo cousue de fil blanc, ou plutôt… noir.
Aucune intention de ma part de vous donner du fil à retordre, ou de vous embobiner.
Brumes matinales à Mandal, dans le sud de la Norvège.
Atmosphère calme et paisible.
Une maison rouge, blottie contre les arbres, apparaît discrètement dans les premières lueurs du soleil levant.
A l’opposé, une belle petite bouée rouge, seule, flotte tranquillement sans être perturbée par les minuscules vaguelettes.
On dirait une cerise.
Ce n’est pas la cerise sur le gâteau… c’est la cerise sur l’eau.
La brume qui enveloppait le paysage se dissipe petit à petit. Les maisons du village de Ping’An, blotties les unes contre les autres, semble encore fumer légèrement.
C’est en Chine, par un temps humide, que je découvre ce beau paysage avec ces rizières en terrasse.
Quiétude des lieux.
Fin juillet, le riz pousse et les terrasses offrent de nombreuses nuances de vert.
On dirait des escaliers en velours vert.
Et on aurait envie de gravir ces marches à pas de géant.

Voici une image frôlant l’abstraction.
Une balade tranquille dans la garrigue en Ardèche, et voici qu’un arbre devant un muret en pierre attire mon attention.
Etrange comme les pierres de ce mur et l’écorce de ce pin se répondent visuellement.
Est-ce le mur, doué de mimétisme, qui prendrait l’aspect du tronc ?
Ou est-ce plutôt le pin qui aurait cette faculté et qui ferait craqueler son écorce pour ressembler au muret ?
Simplement, le minéral et le végétal forment ici un beau duo visuel, entre horizontalité et verticalité.