Archives de catégorie : Paysage

Traits de lumière

Des rayons de soleil passe à travers les nuages dans un ciel menaçant.27 juillet 2018
J’attends avec impatience l’éclipse de lune ce soir-là.
Le ciel est très menaçant et un orage gronde au loin, il se rapproche même dangereusement.
Le début de l’éclipse commence, mais impossible de la voir, elle est cachée par les nuages. La déception pointe déjà le bout de son nez. D’autres spectateurs à côté de moi disent déjà que la soirée est ratée.
Alors que nous scrutons tous le ciel dans la même direction en espérant tout de même voir un petit bout de lune orangé, je me retourne.
Eh bien, la nature nous offrait un beau spectacle et nous lui tournions le dos !
A défaut de voir le début de l’éclipse, du côté opposé, les derniers rayons de soleil lançaient des lueurs incroyables au milieu des nuages menaçant.
« Tournez-vous tous, et regardez derrière ! » Et hop, les spectateurs tournent le dos à la lune invisible pour admirer les derniers rayons de soleil.
Le spectacle n’est pas toujours là où on l’attend…

Plus tard dans la soirée, la lune a tout de même daignée se montrer, quelques courts instants, dans son habit rouge-orangé au moment de la totalité de l’éclipse.

Ce fut donc une belle soirée. Un spectacle 2 en 1.

A défaut d’avoir les yeux derrière la tête, ça vaut parfois le coup de se tordre un peu le cou.

L’arbre

Gorges du Tarn vues depuis le Point SublimeUn matin brumeux dans les Gorges du Tarn en Lozère.
Cette vue a été prise à une centaine de mètres du « Point Sublime », situé sur le Causse de Sauveterre.
Un moment magique où la brume et les nuages semblaient ne pas vouloir se décrocher des falaises.
Et là, la silhouette d’un arbre qui se détache avec en fond la rivière Tarn.
Un arbre qui focalise l’attention du spectateur, comme s’il était tout seul, comme s’il était l’unique. On oublie tous les autres, on ne voit plus que lui.
C’est l’arbre à part.
Rapidement le soleil a tapé un peu plus fort (je ne vais pas dire qu’il a tapé des poings sur la table) et l’atmosphère féérique s’est évaporée.
L’arbre à part s’est fondu dans l’ensemble. L’unique est redevenu commun.

Neige sur le volcan El Teide

Le volcan El Teide enneigé avec les rochers Roques de Garcia devantTénérife : journée ensoleillée mais très fraîche à plus de 2100m d’altitude dans le parc national de Las Cañadas. Le sommet du volcan, le Pico del Teide, culminant à 3718 m d’altitude est recouvert de neige et malheureusement inaccessible aux randonneurs (nous sommes fin février). Même le téléphérique, qui entre nous, défigure le sommet, ne fonctionne pas à cause de fortes rafales de vent.

En avant-plan, les Roques de García, un beau massif rocheux, aux formes multiples. Une petite balade de 2 heures permet d’en faire le tour.

Et entre le sommet (aussi appelé « Pain de sucre ») et les Roques, une belle écharpe nuageuse.

Dans la caldeira, formée il y a environ 300 000 ans, le paysage est incroyable et offre une palette de couleurs étonnantes : champ de lave avec des nuances allant du noir au brun clair, sable et rochers aux couleurs verdâtres, jaunâtres, rougeâtres.

Une ambiance volcanique de toute beauté et vraiment dépaysante.

Toucher les nuages

Des nuages enveloppent les sommets des montagnes alpines au coucher du soleilFin de journée dans les Alpes, dans la région de Grenoble.
Au retour d’une petite balade entre Chamrousse et le lac Achard, les nuages m’ont offert un beau spectacle, une magnifique mer de nuages.

Voici donc un paysage qui invite à la rêverie.

A chaque fois que je vois de tels nuages (ce qui est tout de même assez rare), j’ai l’impression que si je pouvais les toucher, j’aurais la sensation de sentir du coton sous les doigts. Ou alors, si je pouvais marcher dessus, j’aurais l’impression de poser mes pieds sur des coussins bien moelleux.

A moins que ce ne soit plutôt comme de la barbe à papa, qui collerait un peu aux doigts ? Et dans ce cas-là, quelle saveur aurait-elle ?

Je vous laisse imaginer les sensations :
toucher,
sentir,
manger les nuages…

Mais le jour décline. Bientôt il va falloir redescendre dans la vallée.
Vivement la prochaine séance de « tête dans les nuages ».

Un matin

Lueurs matinales sur un chemin du Sundgau en AlsaceLe soleil se lève et inonde le chemin d’une belle lumière dorée.
C’est une matinée fraîche et brumeuse de début octobre, réchauffée par les rayons orangés.
Les chants d’oiseaux ne sont plus qu’un souvenir.
On dirait le premier matin du monde.

La bouée

Brumes matinales à Mandal en NorvègeBrumes matinales à Mandal, dans le sud de la Norvège.
Atmosphère calme et paisible.
Une maison rouge, blottie contre les arbres, apparaît discrètement dans les premières lueurs du soleil levant.
A l’opposé, une belle petite bouée rouge, seule, flotte tranquillement sans être perturbée par les minuscules vaguelettes.
On dirait une cerise.
Ce n’est pas la cerise sur le gâteau… c’est la cerise sur l’eau.

Vertes rizières

La brume qui enveloppait le paysage se dissipe petit à petit. Les maisons du village de Ping’An, blotties les unes contre les autres, semble encore fumer légèrement.

C’est en Chine, par un temps humide, que je découvre ce beau paysage avec ces rizières en terrasse.

Quiétude des lieux.

Fin juillet, le riz pousse et les terrasses offrent de nombreuses nuances de vert.
On dirait des escaliers en velours vert.

Et on aurait envie de gravir ces marches à pas de géant.

La jetée

La jetée du port de Cancale
Fin d’après-midi paisible dans le port de Cancale en Bretagne.
Sur la jetée, pas grand monde.
Les pêcheurs sont rentrés depuis longtemps.
La marée est basse.
La météo est clémente dans le Port de la Houle.

Une belle clarté fait ressortir le relief des pavés.
Les lampadaires se succèdent, proposant au regard de belles courbes.
Un dialogue visuel s’installe entre eux et la jetée.

Et tout ce que vous ne voyez pas sur la photo :

Dans mon dos, le phare, et le marché aux huitres qui propose des dégustations en plein air toute la journée. Les coquilles vides s’amoncellent à côté de la jetée.

A ma gauche les innombrables parcs à huitres.

Et au loin, au loin, la silhouette du Mont Saint-Michel.

Et vous, vous restez sur la jetée ?


Cette photo fait partie de la série « La Bretagne Deux par Deux »

Douceur champêtre

Campagne du Sundgau et soleil couchant sur les champs et les vaches

Incroyable lumière de début d’été.
Dans les lueurs orangées du soleil couchant, les vaches profitent du beau temps et s’empiffrent de brins d’herbe.

« … rien de vient m’interrompre :
Je mange tout à loisir. »,
ajoute le rat des champs. (Fables de La Fontaine)

Les Vosges au loin sont très légèrement nappées de brume, mais bien visibles depuis ce coin du Sundgau.

Les champs de blé jaunissent tout doucement.

Une belle atmosphère paisible que j’ai tentée de retranscrire dans cette image.

Les pieds dans l’eau

Printemps frisquet en Ile-et-Vilaine

Ambiance brumeuse sur la Plage du Verger en Bretagne, près de Cancale.
Un soleil printanier régnait encore quelques instants auparavant jusqu’à ce que la brume, venue du large, enveloppe la scène.

Hésitation à mettre les pieds dans l’eau…
Tremper encore quelques doigts de pied, avant de quitter la plage.
Le plus téméraire tente même de s’éloigner un peu plus et a de l’eau jusqu’aux genoux.
J’image ce garçon dire « Bon les filles, il fait froid là, vous venez ou vous n’osez pas plonger plus qu’un demi-orteil ? ».

Les véritables baigneurs arriveront quelques mois plus tard.


Cette photo fait partie de la série « La Bretagne Deux par Deux »