Archives de catégorie : Nature

Blanc

Arbre mort sous la neige, photo minimaliste.

Juste derrière chez moi, il y a cet arbre mort que j’aime beaucoup.
Il a toujours fière allure, quelle que soit la saison.

J’ai profité de la neige fraîchement tombée pour lui tirer une nouvelle fois le portrait. Et ici, il a vraiment la neige qui lui colle à la peau, ou plutôt à l’écorce.
Et devant lui, quelques tiges de graminées complètement givrées ouvrent la voie.

J’ai choisi de faire une photo minimaliste qui convient à l’ambiance du moment où le paysage devient lisse et monochrome. Même le ciel s’efface pour se faire oublier et mettre en vedette le vieil arbre.

Profiter de ces trois jours de neige (de plus en plus rare) pour faire des images, avant que le blanc ne devienne blanc cassé, vire au gris ensuite, puis disparaisse.

L’arbre, lui, sera encore là. J’espère le plus longtemps possible.
Je n’ai pas fini de le regarder et de le photographier.

Le centre du monde

Arc-en-ciel au-dessus de la mer et d'un faux menhir en BretagneDalí avait tort : le centre du monde n’est pas la gare de Perpignan, le centre du monde est ici, à Pors Kerieg, dans les Côtes d’Armor en Bretagne. C’est l’arc-en-ciel qui me l’a dit…

Et le rocher, qui se fait passer pour un menhir, n’a pas contredit cette affirmation.

L’indication est nette et précise, mais éphémère.

Au milieu se trouve la photographe. L’occasion est trop belle, prendre une image rapidement. Pour garder une preuve !

J’avais ensuite dans l’idée de noter les coordonnées GPS et de diffuser l’information au plus grand nombre. De prévenir l’IGN, Google et autres pour qu’ils l’intègrent sur leurs cartes.
Mais j’ai vite changé d’avis, j’ai décidé de garder ce secret.
La quiétude des lieux sera ainsi préservée.
Je ne voudrais pas être à l’origine d’une arrivée massive de cars de touristes.

Alors, si vous tombez sur ce petit texte. Chut ! Surtout ne le dites à personne.

Chaos

Silhouette d'un homme dans un chaos de rochers, en bord de merQuel est cet univers minéral qui dégage un parfum de début… ou de fin du monde ?

Cet incroyable amas de roches trahit la force de la nature.
Le chaos n’est pas loin, à moins qu’il n’ait déjà eu lieu.

Amoncellement de roches ciselées, feuilletées, puis érodées par des vagues sans cesse à l’assaut.

Lorsque la marée haute passera à nouveau par là, un autre univers se dévoilera.
Et l’homme, qui quelques heures plus tôt découvrait un univers unique et râpeux, aura disparu du paysage pour laisser place à un univers liquide et mouvant.
Qui pourrait croire, à ce moment-là, que sous les vagues rugissantes se cachent ce monde sculpté à coups de dents marines ?

Comme un vent d’automne

Comme un vent d'automne qui se lèveSortie pour profiter des belles couleurs d’automne il y a quelques jours (à moins d’un kilomètre de mon domicile, confinement oblige…), le soleil de fin d’après-midi mettait en valeur le jaune d’or des dernières feuilles qui faisaient de la résistance.

Coup de vent ?
Que nenni ! (expression certes un peu désuète…)

Pour essayer de sortir des clichés traditionnels, j’ai activé le mode surimpression de mon boitier. Une petite rotation rapide pendant la deuxième prise de vue, superposée à la première photo et hop, l’image finale prend un nouveau souffle.

Comme un léger vent d’automne qui se lève.

Tableau automnal

Feuilles mortes d'automne flottant sur une eau calme.Délicatement posées sur la surface liquide, les feuilles mortes nous offrent une palette de couleurs annonçant l’automne. Les minuscules lentilles d’eau ajoutent une légère touche verte. Un petit saupoudrage délicat.

Et l’arbre se penche au-dessus de l’eau tranquille, et semble interroger la surface immobile « Miroir, mon beau miroir… »
Mais trop tard, une partie de son beau costume est déjà dans l’eau. La silhouette sombre se reflète comme une menace annonçant un avenir moins coloré.

Mais en attendant, le temps semble figé. Le tableau est parfait pour un portrait d’automne.

Rayonnement

Mauvais temps sur le camping d'Ailefroide dans la vallée de la Vallouise, au cœur du massif des Écrins.Derniers rayons de soleil avant que le temps ne se gâte vraiment…
Les plus beaux ciels annoncent souvent la puissance des éléments à venir.
La montagne est si belle et la menace tellement photogénique.

Je suis dans les Ecrins, au camping d’Ailefroide, situé à 1550 m d’altitude, sur la commune de Pelvoux.
Vive la vie au grand air, entourée à 360° de magnifiques sommets !

Mais aujourd’hui, en fin d’après-midi, la météo s’annonce chahutée.

L’appareil photo en main, à quelques mètres de la tente, je suis prête à m’y réfugier.
Les rayons de soleil se battent avec les nuages. Le blanc devient gris puis gris foncé.
Les sommets deviennent encore plus majestueux et la Pointe de Clapouse semble jouer avec un éventail lumineux.

Le rideau de pluie n’est pas loin, quelques gouttes précèdent la grosse averse.
Les sapins revêtent leurs costumes les plus noirs.
Quelle ambiance contrastée… à immortaliser sur un cliché !

Craquelures

Un homme assis sur une terre sèche et craquelée, se tient la tête
Un moment de solitude sur cette terre sèche, archi-sèche.
C’est peut-être le moment de rassembler les pièces d’un puzzle géant.
Pour que les grosses craquelures redeviennent d’infimes fissures.
Pour que la cicatrisation s’achève enfin.

Quelques larmes ne suffiront pas à imbiber cette terre desséchée.
Il faudra des torrents, des fleuves, des cascades.
Tentons la danse de la pluie…
Passons de la désillusion au déluge.
Pour patauger dans la boue plutôt que de frapper les talons sur un sol dur comme du béton.

SOS d’une terre en détresse,
qui nous fait signe à travers des motifs hypnotiques,
qui nous fait un eau revoir.

Retour sur le confinement : un jour, une photo

Drôle de période que ce confinement mis en place suite à l’épidémie du coronavirus.
Du 17 mars au 10 mai 2020, dès le premier jour du confinement, j’ai décidé de faire au moins une photo par jour quelque part dans la maison. Une manière de marquer cette période particulière.
Je me suis encore imposé une contrainte supplémentaire : faire toutes les photos avec un seul objectif. J’ai choisi un objectif macro de 100 mm/2,8, avec tout de même l’avantage de pouvoir faire aussi des vues très rapprochées.
J’ai ainsi publié chaque jour une photo sur ma page Facebook.

#1jour1photo

55 jours, 55 photos.
Entre les journées de télétravail et les week-ends, les heures passées à la maison avaient un léger goût identique. Je travaillais à la maison puis j’arrêtais le travail et… j’étais déjà à la maison.
Les jours d’une certaine manière se ressemblaient, dans un environnement qui ne changeait pas. Mais jours semblables ne signifiaient pas vision semblable… La preuve en photo. Chacune reflète l’inspiration du moment…
Je n’ai pas eu la volonté de m’imposer encore une contrainte supplémentaire de créer une série cohérente. Ombres, reflets, pose lente, parfois superposition de 2 images, toutes les photos sont telles qu’à la prise de vue.
Images prises à la volée ou scènes légèrement préparées, j’ai redécouvert certains objets du quotidien, et vu certaines pièces de la maison sous un angle nouveau.
Parfois, J’ai sacrément tourné en rond dans la maison avant d’appuyer sur le déclencheur…

Vous retrouverez donc ci-dessous toutes les photos regroupées en une seule galerie.
En cliquant sur les images, vous pourrez les agrandir.

 

Etrange printemps

Anémone des bois en forêt au printemps, dans un flou artistique
Voici une photo prise hier dans la forêt, derrière chez moi. Une anémone des bois sous les « feux des projecteurs ».
En jouant sur la distance de mise au point, et le vent aidant, on peut parfois faire des photos surprenantes. Pas besoin de logiciel !
Une photo étrange comme la période que nous traversons actuellement avec ce coronavirus qui circule à toute allure et qui affole le monde entier.
Mais voilà, le printemps est là et nous offre son lot de floraisons en tout genre, des petites fleurs au ras des pâquerettes, jusqu’aux grandes fleurs des majestueux magnolias. Du blanc, plus blanc que blanc, au blanc légèrement rosé, du rose pâle au mauve et au violet, la palette des couleurs offre aux regards intéressés des nuances subtiles.

Comme chaque année, à cette période, il y a une explosion de pétales.
Et contrairement aux autres années, il y a une explosion de cas de personnes infectées par le coronavirus.
Comme pour nous rappeler que les années passent… et ne ressemblent pas.

Allez, je retourne marcher dans la nature, et faire quelques photos, là, rien ne change.
Mais tout de même, quel étrange printemps.

Coquilles

Un oeuf ouvert, avec la coquille fissurée
Œuf entier ou œuf cassé, tout peut être prétexte à être photographié.
Et finalement même un œuf abîmé (et ce qu’il en reste) a un certain charme et est plutôt photogénique.

Une coquille toute craquelée. Cric ! Crac !

Et j’en viens à me poser la question que tout le monde se pose : l’œuf ou la poule, la poule ou l’œuf… qui est apparu le premier ?
Et au sujet de cette prise de vue, ai-je d’abord eu l’idée de faire une photo d’œuf, ou est-ce en voyant l’œuf que j’ai eu l’idée de faire la photo ?

En tout cas, trêve de réflexion, voici une photo pleine de coquilles… suivi d’un petit texte, je l’espère, sans coquille.