Archives de catégorie : Nature

Tutu de printemps

Sylvie a revêtu son tutu de printemps.
Si je la nomme Sylvie, c’est bien parce que c’est son nom : une anémone Sylvie, aussi appelée anémone des bois.
C’est la pleine période de floraison. De magnifiques tapis blancs recouvrent certaines parties de la forêt. Et les coups de vents font frémir les petites anémones.
De temps en temps, le soleil donne un coup de projecteur sur les petites danseuses.
Voici le ballet des multiples Sylvie.

« Bonjour, moi c’est Sylvie, et toi ? »
« Moi, c’est Sylvie aussi »
« Et nous aussi, nous nous appelons Sylvie ! » répondent en chœur toutes les fleurs en tutu.
Un léger bruissement d’étonnement parcourt la forêt.

J’en profite pour faire quelques portraits.
Et je fais bien attention où je mets les pieds.
Surtout ne pas en abîmer…
Un pas par-ci, un pas par-là…
Un pas de côté, un petit saut…
Finalement, dans l’histoire, j’ai l’impression que moi aussi je danse…

Bouquet final

Ce n’est pas le moment d’éternuer.
Ce n’est pas non plus le moment pour un mauvais coup de vent.
Le moindre souffle et c’est toute la structure qui se désagrège, l’harmonie visuelle qui en pâtit.

Mais tout de même, un jour ou l’autre, ou d’une minute à l’autre, les délicates petites aigrettes prendront leur envol, si légères. Poids plume.

En attendant ce moment, le pissenlit offre au regard un bouquet final, aidé par la photographe qui multiplie les prises de vue.

Retrouvez cette photographie ainsi que d’autres tirages d’art à La Chouette Galerie à Strasbourg du 4 au 27 mars 2022 → exposition « Poésie végétale »

Le spectacle

Rayons de soleil matinaux éclairant un chemin de campagneLes premiers rayons matinaux.
Le soleil de septembre offre une belle ambiance orangée.
Un chemin de campagne sous les feux des projecteurs.
Mais où sont les acteurs ? Où sont les spectateurs ?
La nature donne un beau spectacle, et personne n’est là pour applaudir ?
A moins que ça soit un simple essai lumière…
Une belle scène se prépare.
Tout le monde est prêt dans les coulisses…

Mais il faudra se dépêcher, le moment est fugace.
J’en profite pour prendre une image.
Personnage ou pas, finalement, la scène est très belle ainsi.
Et j’applaudis.

Tourmente

Arbre flou en début de nuitCette année 2021 se termine un peu comme elle a commencé. Coronavirus oblige…
Cette image au flou de bougé évoque les différents épisodes qui se sont succédé, mêlant incertitudes et projets chancelants.
Un arbre dans la tourmente sur fond bleu nuit.
Des branches secouées par des vents contraires.

Mais l’arbre tient bon.
Bientôt sa silhouette redeviendra nette, se détachant sur un fond bleu ciel.

Arbracadabra

Superposition de deux images d'un seul arbreLe même arbre, tête en l’air et tête en bas.
Un arbre qui déploie ses branches dans toutes les directions, en partant d’un nœud central.
Un arbre qui ne prend plus racine…
Lévitation.

Pour ceux qui se demanderaient comment j’ai fait : pas de Photoshop, mais simplement l’option surimpression sur le boitier, directement au moment de la prise de vue. Et c’est là que j’ai remarqué qu’il était compliqué de tenir l’appareil photo à l’envers.
Mais le résultat est là : ARBRACADABRA.

L’Aiguille Dibona

Aiguille Dibona dans le massif des EcrinsSouvenir d’une randonnée d’été dans le massif des Ecrins (Alpes) jusqu’au Refuge du Soreiller, au pied de l’Aiguille Dibona. Essayez de repérer le refuge qui se trouve sur la droite.
L’Aiguille Dibona est un sommet majestueux que l’on reconnaît immédiatement grâce à sa belle forme élancée, très caractéristique.
Pour l’atteindre, il faut… marcher… et marcher… Une longue randonnée de 1150 m de dénivelé. Une montée de 3h au départ du hameau des Etages, à quelques kilomètres de la Bérarde.
Une belle randonnée qui fait bien transpirer. Mais pas autant que les grimpeurs qui attaquent ensuite la paroi pour atteindre le sommet !

Allez, je fais une photo, et je me remets en marche pour m’approcher encore. Que la montagne est belle ! Allez, encore quelques efforts, le refuge est là-bas, tout petit, mais je m’approche.
Le refuge est à 2719 m et l’aiguille culmine à 3131 m d’altitude. L’aiguille Dibona s’est mise deux fois sur son 31.

Mon sac photo est bien lourd sur mes épaules. Allez, un pas devant l’autre. La végétation va bientôt laisser la place à un paysage plus austère. Finies les touches de vert et de rose. Les couleurs vont devenir plus rares. Seul le bleu du ciel restera…
Et sous ce bleu, cette aiguille qui attire tous les regards.

Humanoïde

Homme, humanoïde, sculpté dans une feuille d'aluminiumUn humanoïde surgit du métal.
Freiné dans son élan par la matière moulante.
Sa tête, ses bras, tout son corps semblent encore collés à la matrice.

Mais le relief donne déjà une bonne image de l’être définitif, fait d’aluminium.
Le symbole chimique de l’aluminium étant Al, il suffirait de changer la deuxième lettre pour doter cet être d’une intelligence artificielle (Ai).
D’ailleurs, en le regardant mieux, il semble bien avoir déjà une conscience.

Je me dépêche de prendre une photo avant qu’il ne parte vivre sa vie dans son univers de science-fiction.

Peut-être qu’un de ces jours, vous le verrez passer par chez vous.