Archives de catégorie : Nature

Etrange printemps

Anémone des bois en forêt au printemps, dans un flou artistique
Voici une photo prise hier dans la forêt, derrière chez moi. Une anémone des bois sous les « feux des projecteurs ».
En jouant sur la distance de mise au point, et le vent aidant, on peut parfois faire des photos surprenantes. Pas besoin de logiciel !
Une photo étrange comme la période que nous traversons actuellement avec ce coronavirus qui circule à toute allure et qui affole le monde entier.
Mais voilà, le printemps est là et nous offre son lot de floraisons en tout genre, des petites fleurs au ras des pâquerettes, jusqu’aux grandes fleurs des majestueux magnolias. Du blanc, plus blanc que blanc, au blanc légèrement rosé, du rose pâle au mauve et au violet, la palette des couleurs offre aux regards intéressés des nuances subtiles.

Comme chaque année, à cette période, il y a une explosion de pétales.
Et contrairement aux autres années, il y a une explosion de cas de personnes infectées par le coronavirus.
Comme pour nous rappeler que les années passent… et ne ressemblent pas.

Allez, je retourne marcher dans la nature, et faire quelques photos, là, rien ne change.
Mais tout de même, quel étrange printemps.

Coquilles

Un oeuf ouvert, avec la coquille fissurée
Œuf entier ou œuf cassé, tout peut être prétexte à être photographié.
Et finalement même un œuf abîmé (et ce qu’il en reste) a un certain charme et est plutôt photogénique.

Une coquille toute craquelée. Cric ! Crac !

Et j’en viens à me poser la question que tout le monde se pose : l’œuf ou la poule, la poule ou l’œuf… qui est apparu le premier ?
Et au sujet de cette prise de vue, ai-je d’abord eu l’idée de faire une photo d’œuf, ou est-ce en voyant l’œuf que j’ai eu l’idée de faire la photo ?

En tout cas, trêve de réflexion, voici une photo pleine de coquilles… suivi d’un petit texte, je l’espère, sans coquille.

Douce lumière

Murs blancs dans la Villa Lagomar à Nazaret, Lanzarote.Douce lumière sur les murs blancs de la Villa Lagomar à Nazaret (Lanzarote).
Agréable balade dans cette étrange maison qui mérite le détour. Conçue par l’artiste César Manrique, une atmosphère très calme règne à l’intérieur.
Incroyable villa : les pièces ont été construites dans des cavités naturelles, épousant la roche volcanique, tout en apportant une touche originale que l’on ne peut voir nulle part ailleurs.

Les pièces se succèdent et ne se ressemblent pas. On passe de coins en recoins, et chaque fois la vue est surprenante. Ici, un couloir accueillant, clair et lumineux, tout en arrondi.

On s’attend à chaque instant à croiser Omar Sharif qui a vécu quelques temps dans cette maison, lors du tournage de l’Ile mystérieuse. Une légende (?) dit aussi qu’il aurait même acheté cette maison puis l’aurait perdu au bridge peu de temps après.

Légende ou pas ?

Je déambule le long des murs blancs à la recherche du meilleur point de vue, à défaut de connaître la vérité.

Graffiti

Graffiti sur un vieux mur sous un ciel bleu et quelques nuages blancsUn vieux mur s’est paré de couleurs, un graffeur est passé par là.
Et au-dessus, dans le ciel bleu d’été, le vent donnent du mouvement aux nuages blancs.

Graffiti terrestre, graffiti céleste.

En-dessous, une vague verte répond en écho.
Tous les éléments sont en place. Concordance.
Création humaine et création naturelle se superposent.
C’est le bon moment pour appuyer sur le déclencheur de l’appareil photo.
Avant qu’un élément perturbateur ne vienne briser l’harmonie.
Ou avant que les graffiti de vapeur ne se transforment, ne se déplacent ou disparaissent.

La vie au camping

La nuit tombe sur le camping, une caravane est éclairée.La nuit tombe sur le camping.
Les lumières artificielles donnent de nouvelles couleurs aux caravanes.
Celle-ci a attiré mon attention. On se croirait presque dans un film fantastique.
Le contraste entre le bleu nuit et le rouge donnent à cette scène une couleur bien étrange.
Comme quoi, même dans un camping, ça vaut le coup de se balader avec l’appareil photo.
Et la nuit, une « rencontre du 3e type » semble possible !
Quelle lueur incroyable, j’aurais presque toqué à la porte de la caravane pour aller à la rencontre de ses « habitants », sans doute moins étranges que ne le laisse supposer leur cocon de tôle. A moins que…

Ebouriffée

Macro-photographie d'une herbe semblant ébouriffée
Dans mon jardin, il y a plein d’herbes et plein de mauvaises herbes.
J’ai lu un jour : « une mauvaise herbe est une plante dont on n’a pas encore découvert les vertus. » (Citation de Ralph Waldo Emerson).
Je dirais donc que dans mon jardin il y a plein de plantes diverses et variées.
Et qui sait les regarder de près, découvre un univers graphique à souhait.

Je remercie mon objectif dédié à la macro-photographie qui me permet de capter sans cesse de nouveaux détails dans cette nature si riche.

Voici donc la belle ébouriffée.
Avec des mèches rebelles qui se terminent en virgules.
Qui pose entre terre et ciel.

Le rempart

Champ de blé tel un rempart végétalUn petit tour dans la campagne.
Je me retrouve nez à nez avec un rempart végétal.
La faute à un paysan qui l’a construit avec l’aide de son tracteur rutilant.
Et les épis, tels des soldats, gardent l’entrée du château champêtre.
Armée inoffensive.
Mais une barrière difficile à franchir pour les insectes et les rongeurs, qui auront beaucoup de peine à se faufiler entre les jambes des soldats-céréales.
Zigzag obligatoire.
Inutile d’attendre que le paysan vienne abattre son rempart. Le temps des moissons n’a pas encore sonné.

Aïe, aïe, aïe !

Détail d'un cactus avec ses grandes épines à contre-jour
Détail d’un cactus géant à contre-jour, avec ses épines non moins impressionnantes de plusieurs centimètres de long.
Il ne ferait pas bon s’y frotter…
Pas touche !

« Le monde entier, est un cactus,… »
Pour illustrer cette image minimaliste, je vous suggère de chantonner la chanson de Jacques Dutronc.

A moins que vous ne préfériez fredonner une petite comptine enfantine :
« Amstragram, pic et pic et colégram… »

Et si l’envie vous venait de tester la dureté des piquants, même du bout des doigts, vous chanterez à tue-tête :
« Aïe, aïe, aïe, ouille ! »

 

Comme dans un rêve

Reflets d'arbres en noir et blanc
Comme dans un rêve, la silhouette des arbres semble incertaine. La vision est trouble, mais des points lumineux rehaussent le tableau.
Un étrange personnage, tout droit sorti d’un conte, pourrait surgir à chaque instant : une sorcière aux doigts crochus comme les branches des arbres, ou un petit lutin au regard pétillant comme les reflets du soleil.
A vous de choisir, rêve ou cauchemar.
Le décor est planté. A vous d’imaginer l’histoire.
Histoire pour frémir ou histoire pour sourire.

Cette photo a été réalisée sans aucun artifice ou filtre. Un minuscule ruisseau m’a offert de multiples reflets.
Assise dans l’herbe, j’ai cherché le meilleur point de vue et attendu le meilleur moment.
Dans l’herbe… gare aux attaques de tics…
Tant pis, j’ai pris des photos… et toc !

Et tourne, manège

Un homme au chapeau, assis sur un banc, vu de dos, attend son enfant qui fait un tour de manègeCe papa attend tranquillement que son fils termine son tour de manège.
Ah, ces manèges, quelle joie pour les enfants. Faire un tour de moto, rouler en voiture, s’envoler avec un petit avion ou galoper sur un cheval souriant, c’est le vrai bonheur.
Ce manège, c’est un petit monde miniature, et qui tourne, tourne.
Devenir tour à tour chauffeur de bus ou pilote de soucoupe volante, tout est possible. Vive la fête et vive la foire !
Et tourne, manège. Le plus longtemps possible.

Cette photo a remporté le prix de la meilleure image pour le thème « L’attente » au Printemps de la Photo qui a eu lieu à Wittenheim (68) du 22 au 24 mars 2019.