Archives de catégorie : Nature

A bout de bras

Une silhouette semble tenir à bout de bras un énorme rocher. Une image faisant penser au mythe de Sisyphe.
A bout de bras, la frêle silhouette semble pousser cet énorme rocher avec une force inouïe. A moins qu’elle ne le retienne pour ne pas être écrasée ?

Une image finalement très symbolique, teintée de mythologie grecque et qui fait penser au mythe de Sisyphe. Le fils d’Eole, ayant trahi les Dieux, est condamné par Zeus à pousser un rocher au sommet d’une montagne, lequel arrivant au sommet, retombe à chaque fois.

Eternel recommencement.

On sent une certaine persévérance chez cet homme, les forces ne l’abandonnent pas.

Recommencer… Recommencer… Recommencer… Recommencer…

Persévérer… Persévérer… Persévérer… Persévérer…

Au bord de l’étang

Herbes et leur reflet dans l'eau calme d'un étang
A chaque fois que je regarde cette photo, je pense aux tableaux des impressionnistes. Peut-être ai-je été inspirée inconsciemment par les peintures de Claude Monet ?

Les herbes, telles des coups de pinceaux, s’élancent vers le ciel.
Les reflets complètent le tableau grâce au calme plat de l’eau.

Des nuances de bleus, des nuances de vert, dans une ambiance calme et sereine.
Et pourtant… l’étang sort ses griffes.

Dernier envol

Un papillon de nuit semble prendre son dernier envol
Pauvre papillon de nuit, il ne volera plus.
C’est toujours triste de retrouver un papillon mort dans un coin de la maison.
Je l’ai ramassé en me disant que j’allais lui rendre un dernier hommage.

Et hop, le papillon semble avoir pris son élan.
Derrière lui, la rampe de lancement.
Tel un skieur, il vient de quitter le tremplin.
A moins que cette arabesque ne matérialise sa trajectoire ?

Allez, vole une dernière fois petit papillon !

Portrait de tournesol

Moitié de tournesol vu de face. Pétales et coeur jaunes sur fond de ciel bleu.
Dans la chaleur de l’été, sous un ciel parfaitement bleu, le tournesol déploie ses pétales d’un jaune vif. Son coeur palpite d’abeilles bourdonnantes.

Le soleil est dans le ciel, et le soleil est sur terre. Les pétales forment de belles protubérances et la granulation est visible à sa surface.

La photographe s’approche du soleil.
Attention à ne pas se brûler les ailes.

Les petites fleurs sont de retour

Fleurs blanches au printemps prises avec un objectif macro
Fin de journée pour les petites fleurs blanches d’un prunelier.
Chouette, c’est le printemps. Les arbres s’en donnent à coeur joie et c’est à celui qui montrera le plus de fleurs.

Chaque année, à quelques pas de la maison, j’aime prendre quelques photos de ce prunelier. Celle-ci a été prise le 17 avril. J’avais déjà publié sur ce blog deux autres photos du même arbre, dans les lueurs orangées du soleil couchant :
le 27 avril 2013 avec un Coucher de soleil printanier et l’année suivante avec une Ambiance printanière et des fleurs très en avance puisque c’était un 29 mars !
Les années se suivent et ne se ressemblent pas.

La période de floraison est malheureusement toujours trop courte. Un coup de vent, de grosses averses, et c’est fini… les pétales se font la malle.

Gros coup de vent sur la Punta de Teno

Fort vent et grosses vagues sur la Punta de Teno et son phare à Ténérife.

Punta de Teno et son phare, à Ténérife.

Vent fort, très fort. Il faut bien tenir l’appareil photo, les bourrasques sont vraiment puissantes.

Les vagues se succèdent et ne se ressemblent pas.
Grondement sourd, gerbe d’écume, rochers ruisselants, je ne me lasse pas du spectacle.
Et dans ma tête, je me dis « Waouh, cette vague était magnifique. Et la prochaine qui arrive ? Sera-t-elle encore plus grosse ? »
Eh bien non, pas la suivante…
« Peut-être celle qui arrive maintenant, alors ? »
« Ah oui, superbe ! »

Les embruns voltigent.
Pendant une fraction de seconde, chaque vague dessine dans l’espace de multiples motifs : arabesques, pointillés…

Et les photos se succèdent aussi, et… ne se ressemblent pas non plus.
Difficile sera le tri. Compliqué sera le choix.
J’ai la vague impression que je vais y passer du temps…

Toucher les nuages

Des nuages enveloppent les sommets des montagnes alpines au coucher du soleilFin de journée dans les Alpes, dans la région de Grenoble.
Au retour d’une petite balade entre Chamrousse et le lac Achard, les nuages m’ont offert un beau spectacle, une magnifique mer de nuages.

Voici donc un paysage qui invite à la rêverie.

A chaque fois que je vois de tels nuages (ce qui est tout de même assez rare), j’ai l’impression que si je pouvais les toucher, j’aurais la sensation de sentir du coton sous les doigts. Ou alors, si je pouvais marcher dessus, j’aurais l’impression de poser mes pieds sur des coussins bien moelleux.

A moins que ce ne soit plutôt comme de la barbe à papa, qui collerait un peu aux doigts ? Et dans ce cas-là, quelle saveur aurait-elle ?

Je vous laisse imaginer les sensations :
toucher,
sentir,
manger les nuages…

Mais le jour décline. Bientôt il va falloir redescendre dans la vallée.
Vivement la prochaine séance de « tête dans les nuages ».

Un matin

Lueurs matinales sur un chemin du Sundgau en AlsaceLe soleil se lève et inonde le chemin d’une belle lumière dorée.
C’est une matinée fraîche et brumeuse de début octobre, réchauffée par les rayons orangés.
Les chants d’oiseaux ne sont plus qu’un souvenir.
On dirait le premier matin du monde.

Chute

Cascade du Rouget dans la Vallée du Giffre
Au pied de la Cascade du Rouget dans la vallée du Giffre en Haute-Savoie (et tout près du cirque de Sixt-Fer-à-Cheval).
Avec une pose longue, la cascade « se fluidifie », et les nuages filent…
Une photo en noir et blanc, que j’ai volontairement contrastée, avec des noirs profonds, pour une impression de début du monde.

Et pourtant, il y avait du monde pour admirer cette cascade, et un parking juste à côté…
Mais la magie de la photographie c’est son pouvoir d’évocation. Et en fonction du cadrage, des réglages de l’appareil photo, du choix du traitement de l’image, un photographe a la possibilité de donner une autre dimension au sujet photographié. Quel pouvoir !

Alors voilà, ici, je vous propose une interprétation, mais il pourrait y en avoir tant d’autres…

Pour ceux que la technique intéresse : objectif de 24 mm, ISO 100, pose de 6 secondes, f8, avec un filtre gris neutre ND1000. Appareil fixé sur trépied, bien évidemment.

Et je n’ai pas prévu de chute à ce texte, mais pas grave… elle est dans l’image…

Imperméable

Macrophotographie de gouttes d'eau sur une plume
Une plume ramassée lors d’une promenade.
Quelques gouttes d’eau que je laisse tomber sur celle-ci.
Je m’empare de mon objectif macro pour faire une vue rapprochée et pour obtenir une image graphique.

Sur la plume imperméable, les gouttes s’arrondissent, sauf une qui semble vouloir faire l’originale en tentant de former un quadrilatère bombé (géométrie sans doute non-orthodoxe).

Les autres font le dos rond…

Elles s’accordent tout de même toutes pour se revêtir de rayures.

Voici donc un petit texte teinté d’anthropomorphisme, comme d’autres déjà présents sur ce blog.