Archives de catégorie : Nature

Tableau automnal

Feuilles mortes d'automne flottant sur une eau calme.Délicatement posées sur la surface liquide, les feuilles mortes nous offrent une palette de couleurs annonçant l’automne. Les minuscules lentilles d’eau ajoutent une légère touche verte. Un petit saupoudrage délicat.

Et l’arbre se penche au-dessus de l’eau tranquille, et semble interroger la surface immobile « Miroir, mon beau miroir… »
Mais trop tard, une partie de son beau costume est déjà dans l’eau. La silhouette sombre se reflète comme une menace annonçant un avenir moins coloré.

Mais en attendant, le temps semble figé. Le tableau est parfait pour un portrait d’automne.

Rayonnement

Mauvais temps sur le camping d'Ailefroide dans la vallée de la Vallouise, au cœur du massif des Écrins.Derniers rayons de soleil avant que le temps ne se gâte vraiment…
Les plus beaux ciels annoncent souvent la puissance des éléments à venir.
La montagne est si belle et la menace tellement photogénique.

Je suis dans les Ecrins, au camping d’Ailefroide, situé à 1550 m d’altitude, sur la commune de Pelvoux.
Vive la vie au grand air, entourée à 360° de magnifiques sommets !

Mais aujourd’hui, en fin d’après-midi, la météo s’annonce chahutée.

L’appareil photo en main, à quelques mètres de la tente, je suis prête à m’y réfugier.
Les rayons de soleil se battent avec les nuages. Le blanc devient gris puis gris foncé.
Les sommets deviennent encore plus majestueux et la Pointe de Clapouse semble jouer avec un éventail lumineux.

Le rideau de pluie n’est pas loin, quelques gouttes précèdent la grosse averse.
Les sapins revêtent leurs costumes les plus noirs.
Quelle ambiance contrastée… à immortaliser sur un cliché !

Craquelures

Un homme assis sur une terre sèche et craquelée, se tient la tête
Un moment de solitude sur cette terre sèche, archi-sèche.
C’est peut-être le moment de rassembler les pièces d’un puzzle géant.
Pour que les grosses craquelures redeviennent d’infimes fissures.
Pour que la cicatrisation s’achève enfin.

Quelques larmes ne suffiront pas à imbiber cette terre desséchée.
Il faudra des torrents, des fleuves, des cascades.
Tentons la danse de la pluie…
Passons de la désillusion au déluge.
Pour patauger dans la boue plutôt que de frapper les talons sur un sol dur comme du béton.

SOS d’une terre en détresse,
qui nous fait signe à travers des motifs hypnotiques,
qui nous fait un eau revoir.

Retour sur le confinement : un jour, une photo

Drôle de période que ce confinement mis en place suite à l’épidémie du coronavirus.
Du 17 mars au 10 mai 2020, dès le premier jour du confinement, j’ai décidé de faire au moins une photo par jour quelque part dans la maison. Une manière de marquer cette période particulière.
Je me suis encore imposé une contrainte supplémentaire : faire toutes les photos avec un seul objectif. J’ai choisi un objectif macro de 100 mm/2,8, avec tout de même l’avantage de pouvoir faire aussi des vues très rapprochées.
J’ai ainsi publié chaque jour une photo sur ma page Facebook.

#1jour1photo

55 jours, 55 photos.
Entre les journées de télétravail et les week-ends, les heures passées à la maison avaient un léger goût identique. Je travaillais à la maison puis j’arrêtais le travail et… j’étais déjà à la maison.
Les jours d’une certaine manière se ressemblaient, dans un environnement qui ne changeait pas. Mais jours semblables ne signifiaient pas vision semblable… La preuve en photo. Chacune reflète l’inspiration du moment…
Je n’ai pas eu la volonté de m’imposer encore une contrainte supplémentaire de créer une série cohérente. Ombres, reflets, pose lente, parfois superposition de 2 images, toutes les photos sont telles qu’à la prise de vue.
Images prises à la volée ou scènes légèrement préparées, j’ai redécouvert certains objets du quotidien, et vu certaines pièces de la maison sous un angle nouveau.
Parfois, J’ai sacrément tourné en rond dans la maison avant d’appuyer sur le déclencheur…

Vous retrouverez donc ci-dessous toutes les photos regroupées en une seule galerie.
En cliquant sur les images, vous pourrez les agrandir.

 

Etrange printemps

Anémone des bois en forêt au printemps, dans un flou artistique
Voici une photo prise hier dans la forêt, derrière chez moi. Une anémone des bois sous les « feux des projecteurs ».
En jouant sur la distance de mise au point, et le vent aidant, on peut parfois faire des photos surprenantes. Pas besoin de logiciel !
Une photo étrange comme la période que nous traversons actuellement avec ce coronavirus qui circule à toute allure et qui affole le monde entier.
Mais voilà, le printemps est là et nous offre son lot de floraisons en tout genre, des petites fleurs au ras des pâquerettes, jusqu’aux grandes fleurs des majestueux magnolias. Du blanc, plus blanc que blanc, au blanc légèrement rosé, du rose pâle au mauve et au violet, la palette des couleurs offre aux regards intéressés des nuances subtiles.

Comme chaque année, à cette période, il y a une explosion de pétales.
Et contrairement aux autres années, il y a une explosion de cas de personnes infectées par le coronavirus.
Comme pour nous rappeler que les années passent… et ne ressemblent pas.

Allez, je retourne marcher dans la nature, et faire quelques photos, là, rien ne change.
Mais tout de même, quel étrange printemps.

Coquilles

Un oeuf ouvert, avec la coquille fissurée
Œuf entier ou œuf cassé, tout peut être prétexte à être photographié.
Et finalement même un œuf abîmé (et ce qu’il en reste) a un certain charme et est plutôt photogénique.

Une coquille toute craquelée. Cric ! Crac !

Et j’en viens à me poser la question que tout le monde se pose : l’œuf ou la poule, la poule ou l’œuf… qui est apparu le premier ?
Et au sujet de cette prise de vue, ai-je d’abord eu l’idée de faire une photo d’œuf, ou est-ce en voyant l’œuf que j’ai eu l’idée de faire la photo ?

En tout cas, trêve de réflexion, voici une photo pleine de coquilles… suivi d’un petit texte, je l’espère, sans coquille.

Douce lumière

Murs blancs dans la Villa Lagomar à Nazaret, Lanzarote.Douce lumière sur les murs blancs de la Villa Lagomar à Nazaret (Lanzarote).
Agréable balade dans cette étrange maison qui mérite le détour. Conçue par l’artiste César Manrique, une atmosphère très calme règne à l’intérieur.
Incroyable villa : les pièces ont été construites dans des cavités naturelles, épousant la roche volcanique, tout en apportant une touche originale que l’on ne peut voir nulle part ailleurs.

Les pièces se succèdent et ne se ressemblent pas. On passe de coins en recoins, et chaque fois la vue est surprenante. Ici, un couloir accueillant, clair et lumineux, tout en arrondi.

On s’attend à chaque instant à croiser Omar Sharif qui a vécu quelques temps dans cette maison, lors du tournage de l’Ile mystérieuse. Une légende (?) dit aussi qu’il aurait même acheté cette maison puis l’aurait perdu au bridge peu de temps après.

Légende ou pas ?

Je déambule le long des murs blancs à la recherche du meilleur point de vue, à défaut de connaître la vérité.

Graffiti

Graffiti sur un vieux mur sous un ciel bleu et quelques nuages blancsUn vieux mur s’est paré de couleurs, un graffeur est passé par là.
Et au-dessus, dans le ciel bleu d’été, le vent donnent du mouvement aux nuages blancs.

Graffiti terrestre, graffiti céleste.

En-dessous, une vague verte répond en écho.
Tous les éléments sont en place. Concordance.
Création humaine et création naturelle se superposent.
C’est le bon moment pour appuyer sur le déclencheur de l’appareil photo.
Avant qu’un élément perturbateur ne vienne briser l’harmonie.
Ou avant que les graffiti de vapeur ne se transforment, ne se déplacent ou disparaissent.

La vie au camping

La nuit tombe sur le camping, une caravane est éclairée.La nuit tombe sur le camping.
Les lumières artificielles donnent de nouvelles couleurs aux caravanes.
Celle-ci a attiré mon attention. On se croirait presque dans un film fantastique.
Le contraste entre le bleu nuit et le rouge donnent à cette scène une couleur bien étrange.
Comme quoi, même dans un camping, ça vaut le coup de se balader avec l’appareil photo.
Et la nuit, une « rencontre du 3e type » semble possible !
Quelle lueur incroyable, j’aurais presque toqué à la porte de la caravane pour aller à la rencontre de ses « habitants », sans doute moins étranges que ne le laisse supposer leur cocon de tôle. A moins que…

Ebouriffée

Macro-photographie d'une herbe semblant ébouriffée
Dans mon jardin, il y a plein d’herbes et plein de mauvaises herbes.
J’ai lu un jour : « une mauvaise herbe est une plante dont on n’a pas encore découvert les vertus. » (Citation de Ralph Waldo Emerson).
Je dirais donc que dans mon jardin il y a plein de plantes diverses et variées.
Et qui sait les regarder de près, découvre un univers graphique à souhait.

Je remercie mon objectif dédié à la macro-photographie qui me permet de capter sans cesse de nouveaux détails dans cette nature si riche.

Voici donc la belle ébouriffée.
Avec des mèches rebelles qui se terminent en virgules.
Qui pose entre terre et ciel.