Archives de catégorie : Nature

Douce lumière

Murs blancs dans la Villa Lagomar à Nazaret, Lanzarote.Douce lumière sur les murs blancs de la Villa Lagomar à Nazaret (Lanzarote).
Agréable balade dans cette étrange maison qui mérite le détour. Conçue par l’artiste César Manrique, une atmosphère très calme règne à l’intérieur.
Incroyable villa : les pièces ont été construites dans des cavités naturelles, épousant la roche volcanique, tout en apportant une touche originale que l’on ne peut voir nulle part ailleurs.

Les pièces se succèdent et ne se ressemblent pas. On passe de coins en recoins, et chaque fois la vue est surprenante. Ici, un couloir accueillant, clair et lumineux, tout en arrondi.

On s’attend à chaque instant à croiser Omar Sharif qui a vécu quelques temps dans cette maison, lors du tournage de l’Ile mystérieuse. Une légende (?) dit aussi qu’il aurait même acheté cette maison puis l’aurait perdu au bridge peu de temps après.

Légende ou pas ?

Je déambule le long des murs blancs à la recherche du meilleur point de vue, à défaut de connaître la vérité.

Graffiti

Graffiti sur un vieux mur sous un ciel bleu et quelques nuages blancsUn vieux mur s’est paré de couleurs, un graffeur est passé par là.
Et au-dessus, dans le ciel bleu d’été, le vent donnent du mouvement aux nuages blancs.

Graffiti terrestre, graffiti céleste.

En-dessous, une vague verte répond en écho.
Tous les éléments sont en place. Concordance.
Création humaine et création naturelle se superposent.
C’est le bon moment pour appuyer sur le déclencheur de l’appareil photo.
Avant qu’un élément perturbateur ne vienne briser l’harmonie.
Ou avant que les graffiti de vapeur ne se transforment, ne se déplacent ou disparaissent.

La vie au camping

La nuit tombe sur le camping, une caravane est éclairée.La nuit tombe sur le camping.
Les lumières artificielles donnent de nouvelles couleurs aux caravanes.
Celle-ci a attiré mon attention. On se croirait presque dans un film fantastique.
Le contraste entre le bleu nuit et le rouge donnent à cette scène une couleur bien étrange.
Comme quoi, même dans un camping, ça vaut le coup de se balader avec l’appareil photo.
Et la nuit, une « rencontre du 3e type » semble possible !
Quelle lueur incroyable, j’aurais presque toqué à la porte de la caravane pour aller à la rencontre de ses « habitants », sans doute moins étranges que ne le laisse supposer leur cocon de tôle. A moins que…

Ebouriffée

Macro-photographie d'une herbe semblant ébouriffée
Dans mon jardin, il y a plein d’herbes et plein de mauvaises herbes.
J’ai lu un jour : « une mauvaise herbe est une plante dont on n’a pas encore découvert les vertus. » (Citation de Ralph Waldo Emerson).
Je dirais donc que dans mon jardin il y a plein de plantes diverses et variées.
Et qui sait les regarder de près, découvre un univers graphique à souhait.

Je remercie mon objectif dédié à la macro-photographie qui me permet de capter sans cesse de nouveaux détails dans cette nature si riche.

Voici donc la belle ébouriffée.
Avec des mèches rebelles qui se terminent en virgules.
Qui pose entre terre et ciel.

Le rempart

Champ de blé tel un rempart végétalUn petit tour dans la campagne.
Je me retrouve nez à nez avec un rempart végétal.
La faute à un paysan qui l’a construit avec l’aide de son tracteur rutilant.
Et les épis, tels des soldats, gardent l’entrée du château champêtre.
Armée inoffensive.
Mais une barrière difficile à franchir pour les insectes et les rongeurs, qui auront beaucoup de peine à se faufiler entre les jambes des soldats-céréales.
Zigzag obligatoire.
Inutile d’attendre que le paysan vienne abattre son rempart. Le temps des moissons n’a pas encore sonné.

Aïe, aïe, aïe !

Détail d'un cactus avec ses grandes épines à contre-jour
Détail d’un cactus géant à contre-jour, avec ses épines non moins impressionnantes de plusieurs centimètres de long.
Il ne ferait pas bon s’y frotter…
Pas touche !

« Le monde entier, est un cactus,… »
Pour illustrer cette image minimaliste, je vous suggère de chantonner la chanson de Jacques Dutronc.

A moins que vous ne préfériez fredonner une petite comptine enfantine :
« Amstragram, pic et pic et colégram… »

Et si l’envie vous venait de tester la dureté des piquants, même du bout des doigts, vous chanterez à tue-tête :
« Aïe, aïe, aïe, ouille ! »

 

Comme dans un rêve

Reflets d'arbres en noir et blanc
Comme dans un rêve, la silhouette des arbres semble incertaine. La vision est trouble, mais des points lumineux rehaussent le tableau.
Un étrange personnage, tout droit sorti d’un conte, pourrait surgir à chaque instant : une sorcière aux doigts crochus comme les branches des arbres, ou un petit lutin au regard pétillant comme les reflets du soleil.
A vous de choisir, rêve ou cauchemar.
Le décor est planté. A vous d’imaginer l’histoire.
Histoire pour frémir ou histoire pour sourire.

Cette photo a été réalisée sans aucun artifice ou filtre. Un minuscule ruisseau m’a offert de multiples reflets.
Assise dans l’herbe, j’ai cherché le meilleur point de vue et attendu le meilleur moment.
Dans l’herbe… gare aux attaques de tics…
Tant pis, j’ai pris des photos… et toc !

Et tourne, manège

Un homme au chapeau, assis sur un banc, vu de dos, attend son enfant qui fait un tour de manègeCe papa attend tranquillement que son fils termine son tour de manège.
Ah, ces manèges, quelle joie pour les enfants. Faire un tour de moto, rouler en voiture, s’envoler avec un petit avion ou galoper sur un cheval souriant, c’est le vrai bonheur.
Ce manège, c’est un petit monde miniature, et qui tourne, tourne.
Devenir tour à tour chauffeur de bus ou pilote de soucoupe volante, tout est possible. Vive la fête et vive la foire !
Et tourne, manège. Le plus longtemps possible.

Cette photo a remporté le prix de la meilleure image pour le thème « L’attente » au Printemps de la Photo qui a eu lieu à Wittenheim (68) du 22 au 24 mars 2019.

Volutes

Volutes, photo tirant vers l'abstractionQuelque part, ces volutes me rappellent les bandes nuageuses visibles sur Jupiter avec un télescope puissant. Mais celles-ci tirent vers le bleu, contrairement à l’atmosphère jovienne orangée.
Mais revenons sur terre et observons une rivière.
Parfois, le vent léger provoque de grandes agitations à sa surface, au point de former une fraction de seconde une image psychédélique, quasiment invisible à l’oeil nu. Seul l’appareil photo avec une pause très courte peut saisir ces multiples spirales.
A y regarder de près, la rivière qui coulait tranquillement dans un léger bruit de clapotis se transforme en une furie turbulante et tourbillonnante.
Et en prenant à nouveau de la distance, c’est finalement une tempête dans un verre d’eau.

Les chevaux de Neptune

Fortes vagues, comme des chevaux en furie, à la Punta de Teno à Ténérife.
Fort coup de vent sur la Punta de Teno à Ténérife.
L’océan se déchaîne et les vagues forment un étonnant bestiaire. Ici, des chevaux en furie semblent faire la course et se jettent à corps perdu sur la côte.
Un véritable concours de saut d’obstacles pour le grand bonheur des spectateurs.
Voici une image qui m’a rappelé une oeuvre de Walter Crane, peintre anglais, qui en 1892 réalisa une toile qu’il intitula « Les chevaux de Neptune ».
Lorsque, pendant une fraction de seconde les vagues se figent, l’imagination devient galopante.

Cette photo fait partie d’une série qui a été exposée à Soultz au mois de février 2019, voir la série « Autour du phare de la Punta de Teno »