Craquelures

Un homme assis sur une terre sèche et craquelée, se tient la tête
Un moment de solitude sur cette terre sèche, archi-sèche.
C’est peut-être le moment de rassembler les pièces d’un puzzle géant.
Pour que les grosses craquelures redeviennent d’infimes fissures.
Pour que la cicatrisation s’achève enfin.

Quelques larmes ne suffiront pas à imbiber cette terre desséchée.
Il faudra des torrents, des fleuves, des cascades.
Tentons la danse de la pluie…
Passons de la désillusion au déluge.
Pour patauger dans la boue plutôt que de frapper les talons sur un sol dur comme du béton.

SOS d’une terre en détresse,
qui nous fait signe à travers des motifs hypnotiques,
qui nous fait un eau revoir.

Station de gonflage

Ballon branché à une prise électrique... gonflé à bloc
Gonflé à bloc… au suivant !

Bientôt au tour du ballon rouge, un peu raplapla, de se brancher pour retrouver un nouveau souffle.

Voici donc une nouvelle manière de reprendre de l’énergie, tout droit sortie de mon imaginaire.
Une station de gonflage originale, créée à domicile.

Plus besoin de souffler dans le ballon… (quoique)

Pas de montage a posteriori dans un logiciel photo, tout a été conçu à la prise de vue.
Sans doute inspirée par les photographes surréalistes Chema Madoz ou plus contemporain Eric Droussent que j’ai découvert il y a peu.

Alors, ballon vert ou ballon rouge, lequel ne manquera pas d’air ?

Retour sur le confinement : un jour, une photo

Drôle de période que ce confinement mis en place suite à l’épidémie du coronavirus.
Du 17 mars au 10 mai 2020, dès le premier jour du confinement, j’ai décidé de faire au moins une photo par jour quelque part dans la maison. Une manière de marquer cette période particulière.
Je me suis encore imposé une contrainte supplémentaire : faire toutes les photos avec un seul objectif. J’ai choisi un objectif macro de 100 mm/2,8, avec tout de même l’avantage de pouvoir faire aussi des vues très rapprochées.
J’ai ainsi publié chaque jour une photo sur ma page Facebook.

#1jour1photo

55 jours, 55 photos.
Entre les journées de télétravail et les week-ends, les heures passées à la maison avaient un léger goût identique. Je travaillais à la maison puis j’arrêtais le travail et… j’étais déjà à la maison.
Les jours d’une certaine manière se ressemblaient, dans un environnement qui ne changeait pas. Mais jours semblables ne signifiaient pas vision semblable… La preuve en photo. Chacune reflète l’inspiration du moment…
Je n’ai pas eu la volonté de m’imposer encore une contrainte supplémentaire de créer une série cohérente. Ombres, reflets, pose lente, parfois superposition de 2 images, toutes les photos sont telles qu’à la prise de vue.
Images prises à la volée ou scènes légèrement préparées, j’ai redécouvert certains objets du quotidien, et vu certaines pièces de la maison sous un angle nouveau.
Parfois, J’ai sacrément tourné en rond dans la maison avant d’appuyer sur le déclencheur…

Vous retrouverez donc ci-dessous toutes les photos regroupées en une seule galerie.
En cliquant sur les images, vous pourrez les agrandir.

 

Dentelles de bois

Dentelles de bois.
Ondulations.
Une vraie sculpture, légère et fragile.
Il suffirait d’un souffle pour que ce tutu s’envole et se déchire.

Je me mettrais presque à tailler et retailler tous les crayons que j’ai à porter de main pour voir apparaître une nouvelle forme.
Toutes ces magnifiques épluchures se ressemblent, mais en y regardant de plus près, chacune a sa propre personnalité.

Quand le taille-crayon devient sculpteur, la photographe admire ses oeuvres d’art et les immortalise.
Difficile après de les balayer de la main pour qu’elles rejoignent la… poubelle.
Regrets.

Etrange printemps

Anémone des bois en forêt au printemps, dans un flou artistique
Voici une photo prise hier dans la forêt, derrière chez moi. Une anémone des bois sous les « feux des projecteurs ».
En jouant sur la distance de mise au point, et le vent aidant, on peut parfois faire des photos surprenantes. Pas besoin de logiciel !
Une photo étrange comme la période que nous traversons actuellement avec ce coronavirus qui circule à toute allure et qui affole le monde entier.
Mais voilà, le printemps est là et nous offre son lot de floraisons en tout genre, des petites fleurs au ras des pâquerettes, jusqu’aux grandes fleurs des majestueux magnolias. Du blanc, plus blanc que blanc, au blanc légèrement rosé, du rose pâle au mauve et au violet, la palette des couleurs offre aux regards intéressés des nuances subtiles.

Comme chaque année, à cette période, il y a une explosion de pétales.
Et contrairement aux autres années, il y a une explosion de cas de personnes infectées par le coronavirus.
Comme pour nous rappeler que les années passent… et ne ressemblent pas.

Allez, je retourne marcher dans la nature, et faire quelques photos, là, rien ne change.
Mais tout de même, quel étrange printemps.

Coquilles

Un oeuf ouvert, avec la coquille fissurée
Œuf entier ou œuf cassé, tout peut être prétexte à être photographié.
Et finalement même un œuf abîmé (et ce qu’il en reste) a un certain charme et est plutôt photogénique.

Une coquille toute craquelée. Cric ! Crac !

Et j’en viens à me poser la question que tout le monde se pose : l’œuf ou la poule, la poule ou l’œuf… qui est apparu le premier ?
Et au sujet de cette prise de vue, ai-je d’abord eu l’idée de faire une photo d’œuf, ou est-ce en voyant l’œuf que j’ai eu l’idée de faire la photo ?

En tout cas, trêve de réflexion, voici une photo pleine de coquilles… suivi d’un petit texte, je l’espère, sans coquille.

Lueurs

Lampadaires allumés devant une façade d'immeuble alors que la nuit tombe
Dernières lueurs du jour et premières lumières de nuit.
Les lampadaires éclairent timidement la façade de cette maison blésoise.
Un volet encore légèrement entrouvert témoigne du lent basculement de la journée vers la soirée.

Calme et sérénité dans la ville.
Sensation d’apaisement.
Repos mérité pour toutes et tous.

Mais tiens, cette image m’évoque une peinture de Magritte de sa série « L’Empire des lumières » (voir la peinture).

Je me dépêche de terminer ce billet avant que moi aussi je ne bascule dans un monde cotonneux et obscur. Mes paupières sont lourdes et mes yeux ne perçoivent bientôt plus que les lueurs des lampadaires, comme le dernier signe d’une veilleuse.

Comme dans un rêve

Silhouette se déplaçant dans la forêtJe marche dans une forêt.
Me dirigeant vers une destination inconnue.
Enveloppée de flou. Cocon protecteur ou… étouffant.
Quelle atmosphère étrange.
Même les branches d’arbres ont un aspect particulier.
Et les couleurs sont irréelles.
J’ai fait une photo, j’ai fait un rêve.
Un rêve sorti de nulle part. J’ai fait un rêve éveillé.

Voici donc une image onirique… ou cauchemardesque, selon le vécu de celui qui plongera son regard dans cet univers extraordinaire.

Splash

Explosion d'un ballon rempli d'eau« Splash ! »
Quand un ballon de baudruche explose, sous l’effet d’une fléchette bien plaçée, ça donne un portrait dynamique à la barbe liquide et à la houpette orange.

Un splash sous l’éclair d’un flash.
Le flash fige le mouvement imperceptible à l’oeil nu.
Même pas le temps de dire « ouf ».
L’eau tombe en paquet.
Re-splash, moins sonore que le premier.

Reste une image, d’un personnage à la moue dubitative. La vie est courte entre deux splash.

Sens dessus dessous

Sens dessus dessous, une maison à l'endroit se superpose à une maison à l'enversUne maison sens dessus dessous.
Pour un propriétaire tête en l’air.

Et si vous croyez voir de l’eau… il n’y en a pas !
Rien que du ciel : du ciel en haut, et du ciel en bas.
Ceci n’est pas un reflet.

Et pour les curieux : bien sûr, il y a un truc.
Mais pas de bidouillage sur Photoshop.
Tout a été fait à la prise de vue : une photo à l’endroit, puis superposition d’une photo prise à l’envers.
De quoi faire tourner la tête de la photographe ?
Non, je vous rassure : je n’ai pas fait le poirier pour faire la deuxième image, seul le boîtier a fait un 180°. Mais mine de rien, tenir l’appareil photo à l’envers fait tout de même un effet un peu bizarre.
Eh oui, tout est vraiment sens dessus dessous.