Volutes

Volutes, photo tirant vers l'abstractionQuelque part, ces volutes me rappellent les bandes nuageuses visibles sur Jupiter avec un télescope puissant. Mais celles-ci tirent vers le bleu, contrairement à l’atmosphère jovienne orangée.
Mais revenons sur terre et observons une rivière.
Parfois, le vent léger provoque de grandes agitations à sa surface, au point de former une fraction de seconde une image psychédélique, quasiment invisible à l’oeil nu. Seul l’appareil photo avec une pause très courte peut saisir ces multiples spirales.
A y regarder de près, la rivière qui coulait tranquillement dans un léger bruit de clapotis se transforme en une furie turbulante et tourbillonnante.
Et en prenant à nouveau de la distance, c’est finalement une tempête dans un verre d’eau.

L’ennui

Photographie en noir et blanc d'un chat en train de bailler.La vie de chat n’est pas toujours facile.
Se prélasser sur une chaise au tissu fleuri peut mener à l’ennui.
A moins qu’il ne soit face à un vétérinaire qui lui dit comme un docteur à un enfant : « fais ah » pour voir au fond de sa gorge.
Je penche tout de même pour la première solution : le chat baille.
Et nous montre toutes ces petites dents pointues…
Petit vampire !
Presque effrayant…

Un petit vampire qui fait « miaou ».
Non, finalement, même pas peur.

Les chevaux de Neptune

Fortes vagues, comme des chevaux en furie, à la Punta de Teno à Ténérife.
Fort coup de vent sur la Punta de Teno à Ténérife.
L’océan se déchaîne et les vagues forment un étonnant bestiaire. Ici, des chevaux en furie semblent faire la course et se jettent à corps perdu sur la côte.
Un véritable concours de saut d’obstacles pour le grand bonheur des spectateurs.
Voici une image qui m’a rappelé une oeuvre de Walter Crane, peintre anglais, qui en 1892 réalisa une toile qu’il intitula « Les chevaux de Neptune ».
Lorsque, pendant une fraction de seconde les vagues se figent, l’imagination devient galopante.

Cette photo fait partie d’une série qui a été exposée à Soultz au mois de février 2019, voir la série « Autour du phare de la Punta de Teno »

Frisquet

Une feuille morte prise dans le givre en hiverIl fait frisquet. La feuille morte se couvre de givre.
Ses veines se glacent.
Les mains de la photographe se crispent sur le boîtier. L’index a du mal à appuyer sur le déclencheur. Tout va au ralenti.
Mais finalement pas besoin de se dépêcher, la feuille n’ira pas loin, elle est même totalement immobile, et rigide. Ce n’est plus une feuille d’automne, c’est une feuille d’hiver.
Et attention, pas touche ! Il ne faudrait pas qu’elle se casse.

Tel est pris qui croyait prendre

Une ficelle enroulée autour d'une paire de ciseaux
Qui est le plus fort ?
La paire de ciseaux semble être dans une mauvaise posture.
Habituellement une ficelle ne résiste pas aux assauts tranchants, mais ici la situation s’est inversée. Les ciseaux sont ligotés.
Cela me rappelle le jeu « caillou, papier, ciseaux ». Le papier est plus fort que les ciseaux car il peut les envelopper, les ciseaux sont plus forts que le papier car ils peuvent le couper, le caillou est plus fort que les ciseaux car il peut les tordre.
A ce jeu, j’ajoute un quatrième élément : la ficelle.
Et ici, des nouvelles règles du jeu s’appliquent : la ficelle est plus forte que les ciseaux, car elle peut l’immobiliser.

Voici une photo qui pourrait aussi être une illustration de l’expression « Donner du fil à retordre »!

Verticales hivernales

C'est l'hiver, dans la forêt, les arbres sont recouverts de neige.
A défaut d’un hiver rigoureux, en ce 27 décembre 2018, je me replonge dans mes archives photographiques et décide de choisir une image où les flocons de neige ont transformé le paysage.
Ici, la neige voltige, se colle aux troncs d’arbre, et voilà qu’apparait une alternance de lignes blanches et de lignes noires, des barreaux de prison… en plein air.
Pour les arbres, c’est la vie au ralenti, alors que les flocons tourbillonnent joyeusement.
Hiver devrait toujours rimer avec neige…

Blue attitude

Silhouette d'un homme à travers une vitre, dans une ambiance bleue
Pas besoin de filtre spécial, de logiciel de retouche photo pour obtenir des images « irréelles ». Une lumière bleue, une vitre, des reflets et un homme à l’attitude étonnante peuvent suffire à nous projeter dans un univers inédit.
Des étoiles viennent enrichir le tableau. Certes, de fausses étoiles, mais elles ont finalement toutes leur place dans cet univers bleu nuit.
Quelle est l’attitude de cet homme ?  Tristesse, résignation, concentration ?
J’y vois pour ma part plutôt un homme concentré sur un objet mystérieux.

En tout cas, voici une photo que j’ai décidé d’appeler « blue attitude » (et non pas « blues attitude »).

Et là, sur l’épaule de l’homme, un point.
Un point c’est tout.

L’ombre

Une chaise cassée et abîmée projette une ombre sur le macadam. Une ombre qui fait penser à un motif du peintre Jean Arp. Ambiance urbex.
Quelle ombre !
Cette chaise en plastique quelconque, abandonnée et abîmée, a pris grâce au soleil une autre dimension.
Son ombre projetée forme de belles volutes sur le macadam. Ce dessin me fait penser à certains motifs du peintre Jean Arp.

Voici donc quelques conseils que je dois régulièrement me répéter pour ma pratique photographique :
• Ne jamais négliger les objets sans importance.
• Toujours jeter un coup d’oeil (de photographe) aux sujets vilains en apparence.
• Il y a toujours moyen de sublimer le quotidien.
• Même dans un environnement moche (ici c’était un terrain de basket abandonné), il y a des choses à voir et à immortaliser.

Si vous ne connaissez pas le peintre surréaliste Jean Arp, tapez « Arp peintre » dans Google images, et vous verrez les motifs que j’évoque. Peut-être qu’un jour, le peintre a été inspiré par une ombre incroyable sur le macadam.

Douces couleurs orangées

Couleurs d'automne au bord d'un étang du Sundgau dans le sud de l'Alsace
L’automne et sa palette de couleurs douces et chaudes : jaune, orange, rouille, brun.
Ce 13 novembre, j’ai profité du beau temps pour me rendre au bord d’un étang dans le Sundgau, dans le sud de l’Alsace.
Ce jour-là, je n’ai pas été déçue et les lueurs de fin d’après-midi étaient magnifiques.
Pas de vent, température clémente, une journée d’automne idéale. De quoi emmagasiner un peu de chaleur dans le coeur, le corps et l’esprit avant que les grands froids et les lumières grises n’arrivent au galop.
Le prochain gros coup de vent enverra valser toutes les feuilles.
Et je n’aurai plus qu’à attendre l’automne suivant pour découvrir le nuancier de la nouvelle collection automne-hiver.

Vrille automnale

Automne feuille morte qui se vrille et se tortille
L’automne est bien là.
Les feuilles changent de formes tout doucement.
Celle-ci se vrille, s’entortille.
Queue en tire-bouchon.

On pourrait presque croire qu’elle pique.
Dard de scorpion.
Feuille aux nervures énervées.

On pourrait presque croire qu’elle danse.
Quelle grâce.
Feuille aux nervures élancées.

On pourrait presque croire qu’elle fait un signe.
Calligraphie.
Feuille aux nervures esquissées.

Voici donc une ébauche de la saison à venir.