Fêlures

Assiette fendue dans le rue, sur le macadamEtrange, cette assiette, trouvée par terre au coin d’une rue.
Grosse scène de ménage, au point de faire voltiger la vaisselle à l’extérieur du domicile ?
Dans tous les cas, cette assiette s’est retrouvée par-terre avec fracas…
Le choc a été si rude que même le macadam s’est fissuré…
Et l’assiette s’est fêlée pour former une drôle d’étoile en verre d’Opale.
Je ne citerai pas de marque, mais à ce qu’il paraît ce type d’assiette est très résistant.
Mais pas au point de résister à un geste rageur, tout de même.
Ne soyez pas trop fleur bleue, les seules fleurs qui restent ici se trouvent sur l’assiette fracassée.

De mon côté, après avoir mis cette photo en ligne, je me rends compte que je dois encore faire la vaisselle… Et si je cassais quelques assiettes ?
Sans rage ni désespoir, mais juste histoire d’en avoir moins à laver !

Coccinelle en expédition

Quelle idée de photographier une enveloppe blanche sur un fond blanc…
Mais voilà qu’une coccinelle s’invite à la séance de prise de vue.
Décidée à l’observer, j’ai suivi le parcours de cette petite bête sur l’enveloppe, sans lui souffler d’itinéraire.
Finalement, sa présence ajoute une toute petite touche de couleur sur l’image.
Voilà que la coccinelle se décide à emprunter le chemin le moins large possible : la tranche du rabat, d’une épaisseur infime.
Elle grimpe, baignée dans une ambiance d’une blancheur éblouissante.
Puis elle arrive au point culminant, son ombre le prouve.
Est-elle en train de planter un drapeau ?
Elle a atteint le sommet de son Everest en papier.
J’ai immortalisé le moment.

Une coccinelle en expédition, on n’en voit pas tous les jours… sur une enveloppe, cela tombe plutôt bien…
Mais rassurez-vous, j’ai laissé l’enveloppe ouverte et la coccinelle est partie vers d’autres horizons, peut-être à la recherche d’un nouvel exploit.

Suspense

Main à contre-jour, ambiance polarAmbiance polar pour cette main semblant demander de l’aide.
Imaginons cette photo sur une couverture de roman, un thriller plus précisément.
Quel titre pourrions-nous lui donner ?
Je vous laisse me donner des idées.
Après, il ne restera plus qu’à… écrire le livre.
Ce sera une autre paire de manches…

Côté coulisse, je vous dévoile la réalisation de cette prise de vue : ce bras a été pris à travers une vitre « texturée ». Et pour être plus précise : ce bras, qui est le mien, a été pris à travers la vitre de la salle de bain.
En revoyant cette image, je me demande encore comment j’ai réussi à me contorsionner pour placer mon bras de cette manière, tout en prenant la photo avec l’autre !
Un recto-verso quelque peu acrobatique.
En regardant cette image, j’ai presque l’impression que c’est le bras de quelqu’un d’autre que j’ai pris en photo.
Il ne manquerait plus que je souffre d’un dédoublement de la personnalité, ou plutôt d’asomatognosie (sensation qu’une partie de mon corps ne m’appartient pas).
Ah, je tiens le début du roman…
Personnage principal : une photographe qui ne reconnaissait plus son bras.
Je crois que je vais plonger dans l’écriture de ce scénario à corps perdu, histoire de retrouver à qui appartient ce bras.
Suspense !

Ça pique !

Aiguilles de givre sur une vieille cordeLe froid est mordant.
L’hiver fait des siennes.
Ce matin, nous avons atteint un pic.
Dehors, les moindres brindilles ou autres objets abandonnés se sont transformés en hérissons glacés.

Une corde qui pique, ça n’est pas si fréquent…

Quand les températures sont négatives, voyons le côté positif…
La nature peut devenir spectaculaire et en particulier lorsqu’elle se pare de multiples aiguilles de givre.
L’hiver est un orfèvre de l’éphémère.

Mais attention, dans ces moments-là, évitons de nous comporter comme un éléphant dans un magasin de porcelaine… Inutile de tenter de saisir la corde sous peine de détruire instantanément ces fragiles épines gelées.

Quand bien même vous décideriez de la toucher, pas d’inquiétude : qui s’y frotte,… ne s’y pique pas.

Tout feu tout flamme

Feuille morte sortant, comme une flamme, d'un briquet orangeComme le génie sortant de la lampe d’Aladin…
Voici une feuille, pas si morte, s’échappant d’un briquet…
A l’occasion d’un défi lancé par mon photo-club, où chacun devait illustrer, en image, une expression tirée au sort, je suis tombée sur « Tout feu tout flamme ».
Après quelques heures pendant lesquelles toutes mes tentatives photographiques se résumaient à des images sans intérêt, je tournais en rond, en espérant une étincelle d’inspiration.
Et là, sur la table du salon, je redécouvre quelques objets, dont un briquet orange, et une feuille d’automne à la belle allure élancée que j’avais conservée en me disant qu’un jour, je pourrai lui tirer le portrait.
Ne me demandez pas comment j’ai eu cette idée de mise en scène minimaliste.
Sans doute qu’au départ, leurs tonalités colorées m’ont incitée à les rapprocher, jusqu’à former ce duo improbable.
S’astreindre à répondre à une contrainte, quelle qu’elle soit, peut libérer la créativité. La persévérance vient parfois à bout des difficultés.
Lors de la réunion du photo-club consacrée à la présentation de toutes les images du défi, le deuxième jeu était de faire deviner à l’assistance l’expression illustrée par chaque photo.
Je me rappelle avoir entendu « Avoir des yeux de braise ». Pas mal !
Allez, je m’en vais de ce pas faire d’autres clichés, tout feu tout flamme.
En espérant que le génie face une apparition…