La cité futuriste

Photographie en noir et blanc d'un circuit imprimé, qui fait penser à une ville futuriste

Un air futuriste pour cette vie rapprochée de carte mère d'ordinateur
Un petit air de cité futuriste.
Un petit air de Metropolis, la fameuse ville imaginée par le réalisateur Fritz Lang en 1927.

Il n’y a pas âme qui vive dans cette métropole à l’architecture si particulière.
Mais que diriez-vous de vous balader au pied de ces tours aux formes étranges et un brin inquiétantes ?
Que diriez-vous de découvrir ce décor de science-fiction ?

Pour tout vous dire, il faudrait pour cela rapetisser… et diviser votre taille par 150-200 fois !
Ces gratte-ciel minuscules se cachent dans vos ordinateurs…

Voici deux macrophotographies d’une carte mère.
La séance de prise de vue du coeur d’un ordinateur m’a projetée dans un univers inconnu et incroyable (mais qui n’étonnera pas les informaticiens).
Micro-processeur, circuit imprimé, condensateurs et autres composants composent un étonnant paysage urbain.

A bout de bras

Une silhouette semble tenir à bout de bras un énorme rocher. Une image faisant penser au mythe de Sisyphe.
A bout de bras, la frêle silhouette semble pousser cet énorme rocher avec une force inouïe. A moins qu’elle ne le retienne pour ne pas être écrasée ?

Une image finalement très symbolique, teintée de mythologie grecque et qui fait penser au mythe de Sisyphe. Le fils d’Eole, ayant trahi les Dieux, est condamné par Zeus à pousser un rocher au sommet d’une montagne, lequel arrivant au sommet, retombe à chaque fois.

Eternel recommencement.

On sent une certaine persévérance chez cet homme, les forces ne l’abandonnent pas.

Recommencer… Recommencer… Recommencer… Recommencer…

Persévérer… Persévérer… Persévérer… Persévérer…

Ça baigne !

Baignade, jeune femme dans une grande bouée, se baignant dans une rivière. Photographie vue de haut.
Rafraîchissement assuré dans le Tarn.
Bien agrippée à sa bouée, la jeune femme fait des ronds dans l’eau.
Les vaguelettes se succèdent et ne ressemblent pas.

Quel plaisir de se baigner avec un donut géant, mais attention celui-ci ne se mange pas, ou alors il sera très caoutchouteux sous la dent et les poignées seront difficiles à digérer…
D’ailleurs ici, c’est plutôt l’inverse, on dirait que c’est le donut qui engloutit la baigneuse !
Un scénario plus effrayant que les Dents de la mer !
Cette image pourra peut-être donner une idée de film à un réalisateur.

Etrange, au départ je trouvais que cette image retranscrivait une atmosphère paisible. Puis lorsque j’ai commencé à écrire le petit texte ci-dessus, mon imagination m’a transportée loin… pour arriver à un scénario catastrophe ! L’ajout d’un vignetage prononcé sur la photo y est peut-être aussi pour quelque chose.

Alors maintenant, je me retrouve avec deux titres possibles pour cette photo :
« Ça baigne ! »
« La revanche du donut géant »

Au bord de l’étang

Herbes et leur reflet dans l'eau calme d'un étang
A chaque fois que je regarde cette photo, je pense aux tableaux des impressionnistes. Peut-être ai-je été inspirée inconsciemment par les peintures de Claude Monet ?

Les herbes, telles des coups de pinceaux, s’élancent vers le ciel.
Les reflets complètent le tableau grâce au calme plat de l’eau.

Des nuances de bleus, des nuances de vert, dans une ambiance calme et sereine.
Et pourtant… l’étang sort ses griffes.

Dernier envol

Un papillon de nuit semble prendre son dernier envol
Pauvre papillon de nuit, il ne volera plus.
C’est toujours triste de retrouver un papillon mort dans un coin de la maison.
Je l’ai ramassé en me disant que j’allais lui rendre un dernier hommage.

Et hop, le papillon semble avoir pris son élan.
Derrière lui, la rampe de lancement.
Tel un skieur, il vient de quitter le tremplin.
A moins que cette arabesque ne matérialise sa trajectoire ?

Allez, vole une dernière fois petit papillon !

Portrait de tournesol

Moitié de tournesol vu de face. Pétales et coeur jaunes sur fond de ciel bleu.
Dans la chaleur de l’été, sous un ciel parfaitement bleu, le tournesol déploie ses pétales d’un jaune vif. Son coeur palpite d’abeilles bourdonnantes.

Le soleil est dans le ciel, et le soleil est sur terre. Les pétales forment de belles protubérances et la granulation est visible à sa surface.

La photographe s’approche du soleil.
Attention à ne pas se brûler les ailes.

Le fauteuil

Fauteuil usé et abandonné vu à travers un trou dans un vieux mur
Un mur abîmé, un fauteuil usé.
Une lumière de fin d’après-midi éclaire la scène.

Etrange, ce fauteuil placé là…
Peut-être un observatoire confortable pour un jardinier regardant pousser ses plantes ?
Ou bien le trône d’un roi déchu ?

A qui appartient-il ?
A un homme d’affaire ruiné ?
A un artiste maudit ?

Toujours est-il que ce fauteuil fatigué a une certaine allure.
Et le mur cassé lui offre un cadre original.

Un cadre et un sujet qui s’accordent à merveille.

Extinction

Extinction : Cercle d'allumettes neuves entourant une allumette brûlée et éteinte
Extinction.
Le coeur du soleil s’est éteint, projetant ses derniers rayons.
Une allumette s’est consumée, entourée par ses cousines.
Un être humain s’est éteint, entouré par ses proches.

Recueillement

Cette photo fait partie d’une petite série créée avec des allumettes pour évoquer les liens forts ou fragiles qui unissent les êtres humains.
Extinction, confrontation, attachement, enfermement, extension : 5 titres pour 5 concepts.
voir la série complète des Allumettes

Bien sûr chacun interprétera ces images, en fonction de son expérience, et de son ressenti. C’est l’avantage d’une série avec des images très graphiques. Et c’est la richesse de la photographie.

Et vous, quelle symbolique y voyez-vous ?

Les lignes

Derniers rayons de soleil dans une ruelle de Ténérife
Fin de journée dans une ruelle de Ténérife.
Les palmiers filtrent les derniers rayons de soleil. Les raies de lumière forment un bel éventail légèrement doré et éclairent la rue aux étranges lignes blanches.

Récemment quelqu’un en voyant cette photo m’a demandé : « Et il n’y a pas trop d’accident à cet endroit-là ? ».

Une photo que je pourrais finalement intituler « Macadam stories », car si le macadam pouvait parler, je pense qu’il en aurait des histoires à nous raconter.

Touchée par cette belle ambiance de fin d’après-midi et concentrée sur la lumière, les courbes de la rue et des lignes blanches, je ne suis pas sûre d’avoir remarqué au moment de la prise de vue le tracé complexe et quelque peu déconcertant de ces lignes…

Un marquage au sol à y perdre son code de la route.

Page après page

Gros plan sur des pages d'un magazine, vues par la tranche.Page après page…
Je feuillette un magazine photo et… je fais une photo.
Vu par la tranche, le magazine dévoile un autre aspect de son physique.
La finesse et la netteté des pages se fondent rapidement dans une ambiance floue et bleutée.
Le contenu semble s’évaporer, à moins que ça ne soit la vision de la lectrice qui se modifie temporairement. Vision éthérée due à une douce somnolence.