Blanc

Arbre mort sous la neige, photo minimaliste.

Juste derrière chez moi, il y a cet arbre mort que j’aime beaucoup.
Il a toujours fière allure, quelle que soit la saison.

J’ai profité de la neige fraîchement tombée pour lui tirer une nouvelle fois le portrait. Et ici, il a vraiment la neige qui lui colle à la peau, ou plutôt à l’écorce.
Et devant lui, quelques tiges de graminées complètement givrées ouvrent la voie.

J’ai choisi de faire une photo minimaliste qui convient à l’ambiance du moment où le paysage devient lisse et monochrome. Même le ciel s’efface pour se faire oublier et mettre en vedette le vieil arbre.

Profiter de ces trois jours de neige (de plus en plus rare) pour faire des images, avant que le blanc ne devienne blanc cassé, vire au gris ensuite, puis disparaisse.

L’arbre, lui, sera encore là. J’espère le plus longtemps possible.
Je n’ai pas fini de le regarder et de le photographier.

Rose

Coucher de soleil depuis le Grand Ballon dans les VosgesSamedi 26 décembre, je suis allée chercher la neige au Grand Ballon dans les Vosges.
La couche est fine, les arbres légèrement givrés. L’hiver n’a pas encore frappé mais l’air est vif. La température de -3 ou -4° fait rosir le nez et les joues des promeneurs.

Pour clôturer un après-midi baigné d’une belle lumière contrastée, entre nuages et éclaircies, voilà que le soleil couchant, après avoir décliné toute une palette orangée, ajoute à son tour une touche de rose.

Depuis le Grand Ballon, un 26 décembre 2020, j’ai vu pendant quelques minutes la vie en rose.

Le centre du monde

Arc-en-ciel au-dessus de la mer et d'un faux menhir en BretagneDalí avait tort : le centre du monde n’est pas la gare de Perpignan, le centre du monde est ici, à Pors Kerieg, dans les Côtes d’Armor en Bretagne. C’est l’arc-en-ciel qui me l’a dit…

Et le rocher, qui se fait passer pour un menhir, n’a pas contredit cette affirmation.

L’indication est nette et précise, mais éphémère.

Au milieu se trouve la photographe. L’occasion est trop belle, prendre une image rapidement. Pour garder une preuve !

J’avais ensuite dans l’idée de noter les coordonnées GPS et de diffuser l’information au plus grand nombre. De prévenir l’IGN, Google et autres pour qu’ils l’intègrent sur leurs cartes.
Mais j’ai vite changé d’avis, j’ai décidé de garder ce secret.
La quiétude des lieux sera ainsi préservée.
Je ne voudrais pas être à l’origine d’une arrivée massive de cars de touristes.

Alors, si vous tombez sur ce petit texte. Chut ! Surtout ne le dites à personne.

Chaos

Silhouette d'un homme dans un chaos de rochers, en bord de merQuel est cet univers minéral qui dégage un parfum de début… ou de fin du monde ?

Cet incroyable amas de roches trahit la force de la nature.
Le chaos n’est pas loin, à moins qu’il n’ait déjà eu lieu.

Amoncellement de roches ciselées, feuilletées, puis érodées par des vagues sans cesse à l’assaut.

Lorsque la marée haute passera à nouveau par là, un autre univers se dévoilera.
Et l’homme, qui quelques heures plus tôt découvrait un univers unique et râpeux, aura disparu du paysage pour laisser place à un univers liquide et mouvant.
Qui pourrait croire, à ce moment-là, que sous les vagues rugissantes se cachent ce monde sculpté à coups de dents marines ?

Comme un vent d’automne

Comme un vent d'automne qui se lèveSortie pour profiter des belles couleurs d’automne il y a quelques jours (à moins d’un kilomètre de mon domicile, confinement oblige…), le soleil de fin d’après-midi mettait en valeur le jaune d’or des dernières feuilles qui faisaient de la résistance.

Coup de vent ?
Que nenni ! (expression certes un peu désuète…)

Pour essayer de sortir des clichés traditionnels, j’ai activé le mode surimpression de mon boitier. Une petite rotation rapide pendant la deuxième prise de vue, superposée à la première photo et hop, l’image finale prend un nouveau souffle.

Comme un léger vent d’automne qui se lève.

Masque ?

Gros plan sur l'arrière d'une voitureHistoire de faire fonctionner votre imagination, que voyez-vous ?
Plutôt un robot ou un masque africain ? Le visage d’un personnage sympathique ou au contraire effrayant ? Ou bien autre chose ?

Notre cerveau nous trompe en générant des formes connues mais sans rapport avec l’objet observé. C’est ce qu’on appelle une paréidolie. Une faculté qui consiste à associer un stimulus visuel informe et ambigu à un élément clair et identifiable, souvent une forme humaine ou animale. Selon les scientifiques, nous avons hérité celle-ci de l’évolution. Notre cerveau structure en permanence ce que capte notre vision afin de réagir face à un prédateur, une proie ou un congénère.

Face à cette image, vous sentez-vous plutôt inquiet ou rassuré ?
Pour ma part, j’entends presque des roulements de tambours.

Tableau automnal

Feuilles mortes d'automne flottant sur une eau calme.Délicatement posées sur la surface liquide, les feuilles mortes nous offrent une palette de couleurs annonçant l’automne. Les minuscules lentilles d’eau ajoutent une légère touche verte. Un petit saupoudrage délicat.

Et l’arbre se penche au-dessus de l’eau tranquille, et semble interroger la surface immobile « Miroir, mon beau miroir… »
Mais trop tard, une partie de son beau costume est déjà dans l’eau. La silhouette sombre se reflète comme une menace annonçant un avenir moins coloré.

Mais en attendant, le temps semble figé. Le tableau est parfait pour un portrait d’automne.

Rayonnement

Mauvais temps sur le camping d'Ailefroide dans la vallée de la Vallouise, au cœur du massif des Écrins.Derniers rayons de soleil avant que le temps ne se gâte vraiment…
Les plus beaux ciels annoncent souvent la puissance des éléments à venir.
La montagne est si belle et la menace tellement photogénique.

Je suis dans les Ecrins, au camping d’Ailefroide, situé à 1550 m d’altitude, sur la commune de Pelvoux.
Vive la vie au grand air, entourée à 360° de magnifiques sommets !

Mais aujourd’hui, en fin d’après-midi, la météo s’annonce chahutée.

L’appareil photo en main, à quelques mètres de la tente, je suis prête à m’y réfugier.
Les rayons de soleil se battent avec les nuages. Le blanc devient gris puis gris foncé.
Les sommets deviennent encore plus majestueux et la Pointe de Clapouse semble jouer avec un éventail lumineux.

Le rideau de pluie n’est pas loin, quelques gouttes précèdent la grosse averse.
Les sapins revêtent leurs costumes les plus noirs.
Quelle ambiance contrastée… à immortaliser sur un cliché !

Craquelures

Un homme assis sur une terre sèche et craquelée, se tient la tête
Un moment de solitude sur cette terre sèche, archi-sèche.
C’est peut-être le moment de rassembler les pièces d’un puzzle géant.
Pour que les grosses craquelures redeviennent d’infimes fissures.
Pour que la cicatrisation s’achève enfin.

Quelques larmes ne suffiront pas à imbiber cette terre desséchée.
Il faudra des torrents, des fleuves, des cascades.
Tentons la danse de la pluie…
Passons de la désillusion au déluge.
Pour patauger dans la boue plutôt que de frapper les talons sur un sol dur comme du béton.

SOS d’une terre en détresse,
qui nous fait signe à travers des motifs hypnotiques,
qui nous fait un eau revoir.

Station de gonflage

Ballon branché à une prise électrique... gonflé à bloc
Gonflé à bloc… au suivant !

Bientôt au tour du ballon rouge, un peu raplapla, de se brancher pour retrouver un nouveau souffle.

Voici donc une nouvelle manière de reprendre de l’énergie, tout droit sortie de mon imaginaire.
Une station de gonflage originale, créée à domicile.

Plus besoin de souffler dans le ballon… (quoique)

Pas de montage a posteriori dans un logiciel photo, tout a été conçu à la prise de vue.
Sans doute inspirée par les photographes surréalistes Chema Madoz ou plus contemporain Eric Droussent que j’ai découvert il y a peu.

Alors, ballon vert ou ballon rouge, lequel ne manquera pas d’air ?