Derrière les façades

Détail sur les gratte-ciels de ShanghaiY a-t-il quelqu’un derrière ces façades de verre et de béton ?
Les gratte-ciels font bloc. Ils ne laissent entrevoir aucune trace de vie…

Verticalité absolue.

Impression vertigineuse.

Et pourtant, combien de centaines ou de milliers de personnes vivent derrière ces murs ?
Une fenêtre, un bureau, une fenêtre, un appartement.
Des fenêtres et encore des fenêtres.
Et derrière, de la vie, de la vie, plein de vies.

Apparence trompeuse de vide et de calme.
De multiples histoires se nouent à l’intérieur de ces géants imperturbables.

Des rires et des pleurs, des sourires et des grimaces, des bonheurs et des désespoirs.

A nous d’imaginer ce qui se trame derrière ces façades.

Photo prise en Chine, à Shanghai.

Un matin

Lueurs matinales sur un chemin du Sundgau en AlsaceLe soleil se lève et inonde le chemin d’une belle lumière dorée.
C’est une matinée fraîche et brumeuse de début octobre, réchauffée par les rayons orangés.
Les chants d’oiseaux ne sont plus qu’un souvenir.
On dirait le premier matin du monde.

La bouée

Brumes matinales à Mandal en NorvègeBrumes matinales à Mandal, dans le sud de la Norvège.
Atmosphère calme et paisible.
Une maison rouge, blottie contre les arbres, apparaît discrètement dans les premières lueurs du soleil levant.
A l’opposé, une belle petite bouée rouge, seule, flotte tranquillement sans être perturbée par les minuscules vaguelettes.
On dirait une cerise.
Ce n’est pas la cerise sur le gâteau… c’est la cerise sur l’eau.

Vertes rizières

La brume qui enveloppait le paysage se dissipe petit à petit. Les maisons du village de Ping’An, blotties les unes contre les autres, semble encore fumer légèrement.

C’est en Chine, par un temps humide, que je découvre ce beau paysage avec ces rizières en terrasse.

Quiétude des lieux.

Fin juillet, le riz pousse et les terrasses offrent de nombreuses nuances de vert.
On dirait des escaliers en velours vert.

Et on aurait envie de gravir ces marches à pas de géant.

Mimétisme

Détail d'un tronc d'arbre devant un mur en pierres
Voici une image frôlant l’abstraction.

Une balade tranquille dans la garrigue en Ardèche, et voici qu’un arbre devant un muret en pierre attire mon attention.
Etrange comme les pierres de ce mur et l’écorce de ce pin se répondent visuellement.

Est-ce le mur, doué de mimétisme, qui prendrait l’aspect du tronc ?
Ou est-ce plutôt le pin qui aurait cette faculté et qui ferait craqueler son écorce pour ressembler au muret ?

Simplement, le minéral et le végétal forment ici un beau duo visuel, entre horizontalité et verticalité.

Chute

Cascade du Rouget dans la Vallée du Giffre
Au pied de la Cascade du Rouget dans la vallée du Giffre en Haute-Savoie (et tout près du cirque de Sixt-Fer-à-Cheval).
Avec une pose longue, la cascade « se fluidifie », et les nuages filent…
Une photo en noir et blanc, que j’ai volontairement contrastée, avec des noirs profonds, pour une impression de début du monde.

Et pourtant, il y avait du monde pour admirer cette cascade, et un parking juste à côté…
Mais la magie de la photographie c’est son pouvoir d’évocation. Et en fonction du cadrage, des réglages de l’appareil photo, du choix du traitement de l’image, un photographe a la possibilité de donner une autre dimension au sujet photographié. Quel pouvoir !

Alors voilà, ici, je vous propose une interprétation, mais il pourrait y en avoir tant d’autres…

Pour ceux que la technique intéresse : objectif de 24 mm, ISO 100, pose de 6 secondes, f8, avec un filtre gris neutre ND1000. Appareil fixé sur trépied, bien évidemment.

Et je n’ai pas prévu de chute à ce texte, mais pas grave… elle est dans l’image…

Imperméable

Macrophotographie de gouttes d'eau sur une plume
Une plume ramassée lors d’une promenade.
Quelques gouttes d’eau que je laisse tomber sur celle-ci.
Je m’empare de mon objectif macro pour faire une vue rapprochée et pour obtenir une image graphique.

Sur la plume imperméable, les gouttes s’arrondissent, sauf une qui semble vouloir faire l’originale en tentant de former un quadrilatère bombé (géométrie sans doute non-orthodoxe).

Les autres font le dos rond…

Elles s’accordent tout de même toutes pour se revêtir de rayures.

Voici donc un petit texte teinté d’anthropomorphisme, comme d’autres déjà présents sur ce blog.

Un épi, deux épis, trois épis

Début d'été dans les champsDébut d’été à la campagne.
Dans les champs, réunion de famille entre les graminées.
Les épis de blé profitent encore des derniers rayons de soleil alors que des cousines aux teintes violettes viennent les chatouiller.

Mais les jeunes pousses ne se laissent pas embêter :  » Epi quoi encore ? « 

La jetée

La jetée du port de Cancale
Fin d’après-midi paisible dans le port de Cancale en Bretagne.
Sur la jetée, pas grand monde.
Les pêcheurs sont rentrés depuis longtemps.
La marée est basse.
La météo est clémente dans le Port de la Houle.

Une belle clarté fait ressortir le relief des pavés.
Les lampadaires se succèdent, proposant au regard de belles courbes.
Un dialogue visuel s’installe entre eux et la jetée.

Et tout ce que vous ne voyez pas sur la photo :

Dans mon dos, le phare, et le marché aux huitres qui propose des dégustations en plein air toute la journée. Les coquilles vides s’amoncellent à côté de la jetée.

A ma gauche les innombrables parcs à huitres.

Et au loin, au loin, la silhouette du Mont Saint-Michel.

Et vous, vous restez sur la jetée ?