La vague

Silhouette d'une femme face à une vague végétale
Bien étrange, cette vague semblant prête à engloutir cette femme.
Silhouette contre silhouette.
La femme, appelle-t-elle à l’aide avec son smartphone ou prend-elle une photo de cette vague exceptionnelle et inquiétante, inconsciente du danger ?
Quelques mèches de cheveux semblent aimantées par l’écume végétale.
L’engloutissement est proche.
A moins que la vague ne se fige, laissant la silhouette s’éloigner tranquillement, tournant le dos au monstre hérissé de branches, et rangeant son téléphone portable dans sa poche comme si la scène n’avait jamais existé.

Le « off » de cette photo :
Aucun trucage, mais simplement une image prise de loin, qui fait que plusieurs éléments se trouvent sur le même plan alors qu’ils sont en réalité distincts.
Nous sommes sur une falaise en bord de mer.
Cette vague végétale et naturelle a attiré mon regard.
La femme prenait une photo de l’océan qui se trouvait en contrebas.
Donc oui, les vraies vagues n’étaient pas loin… mais aucun risque.

C’est la fin des vacances

Deux cabines de plage blanches et roses et plage de galets.Dernier jour d’août.
C’est la fin des vacances et demain, le premier jour de septembre pointe son nez.
Les cabines de plage sont peu à peu abandonnées.
Même les vagues semblent chuchoter que l’été est fini.
Le chemin est tout tracé pour les écoliers.
Mais le soleil n’a pas dit son dernier mot et la chaleur des galets se fait encore sentir.

Et si on rouvrait encore une fois les volets de ces cabines-jumelles, histoire de prolonger la période estivale ?

Le bistrot

Façade et enseigne d'un ancien bistrotFinies les brèves de comptoirs.
Le bistrot a fermé ses portes et volets depuis un moment.
En sillonnant les petits villages français, il n’est pas rare de trouver encore des traces d’anciens commerces. Traces provoquant un sentiment de nostalgie chez certains ou simple évocation d’un temps révolu et non connu pour d’autres. Une histoire de générations.

Ce bâtiment est-il voué à la destruction ou en passe de trouver une nouvelle fonction ?

En attendant, la façade de l’hôtel et café du commerce voit la vie en vieux rose.

Bulle urbaine

Un bâtiment du centre-ville de Heidelberg (Allemagne) se reflète dans une bulle de savon.se rPromenade dans les rues de la belle ville de Heidelberg en Allemagne.
Je remercie les jeunes qui faisaient des bulles de savon dans une ruelle du centre-ville.
Ça m’a permis de découvrir Heidelberg d’une autre manière !
Tout à coup, les bâtiments étaient… sens dessus dessous !
Les bulles offraient, à qui voulait bien observer les reflets, une ville un peu chamboulée, à la manière des tableaux de M. C. Escher.
Vite, quelques photos pour immortaliser cette cité volante et éphémère.
Un dernier éclat de soleil, comme une petite étincelle, et pfiou, sans bruit, la ville-bulle disparaît.
Ne reste plus que la ville, bien réelle, ses rues et ses bâtiments beaucoup moins légers.

Sérénité

Silhouette d'un homme au coucher du soleilDernières lueurs du jour.
Cet homme était venu sur la falaise pour admirer le coucher du soleil sur la mer.
Mais le soleil a disparu derrière une petite bande nuageuse avant de plonger derrière l’horizon.

Le spectacle n’était pas tout à fait celui attendu, mais les magnifiques nuances colorées qui ont teinté le ciel et les nuages valaient le déplacement.

En prendre plein les yeux, en respirant l’air marin.

Instant serein.

Concentrez-vous sur l’image et mettez-vous à place de la silhouette.
Peut-être entendrez-vous même les cris des goélands.

Tutu de printemps

Sylvie a revêtu son tutu de printemps.
Si je la nomme Sylvie, c’est bien parce que c’est son nom : une anémone Sylvie, aussi appelée anémone des bois.
C’est la pleine période de floraison. De magnifiques tapis blancs recouvrent certaines parties de la forêt. Et les coups de vents font frémir les petites anémones.
De temps en temps, le soleil donne un coup de projecteur sur les petites danseuses.
Voici le ballet des multiples Sylvie.

« Bonjour, moi c’est Sylvie, et toi ? »
« Moi, c’est Sylvie aussi »
« Et nous aussi, nous nous appelons Sylvie ! » répondent en chœur toutes les fleurs en tutu.
Un léger bruissement d’étonnement parcourt la forêt.

J’en profite pour faire quelques portraits.
Et je fais bien attention où je mets les pieds.
Surtout ne pas en abîmer…
Un pas par-ci, un pas par-là…
Un pas de côté, un petit saut…
Finalement, dans l’histoire, j’ai l’impression que moi aussi je danse…