Le fauteuil

Fauteuil usé et abandonné vu à travers un trou dans un vieux mur
Un mur abîmé, un fauteuil usé.
Une lumière de fin d’après-midi éclaire la scène.

Etrange, ce fauteuil placé là…
Peut-être un observatoire confortable pour un jardinier regardant pousser ses plantes ?
Ou bien le trône d’un roi déchu ?

A qui appartient-il ?
A un homme d’affaire ruiné ?
A un artiste maudit ?

Toujours est-il que ce fauteuil fatigué a une certaine allure.
Et le mur cassé lui offre un cadre original.

Un cadre et un sujet qui s’accordent à merveille.

Extinction

Extinction : Cercle d'allumettes neuves entourant une allumette brûlée et éteinte
Extinction.
Le coeur du soleil s’est éteint, projetant ses derniers rayons.
Une allumette s’est consumée, entourée par ses cousines.
Un être humain s’est éteint, entouré par ses proches.

Recueillement

Cette photo fait partie d’une petite série créée avec des allumettes pour évoquer les liens forts ou fragiles qui unissent les êtres humains.
Extinction, confrontation, attachement, enfermement, extension : 5 titres pour 5 concepts.
voir la série complète des Allumettes

Bien sûr chacun interprétera ces images, en fonction de son expérience, et de son ressenti. C’est l’avantage d’une série avec des images très graphiques. Et c’est la richesse de la photographie.

Et vous, quelle symbolique y voyez-vous ?

Les lignes

Derniers rayons de soleil dans une ruelle de Ténérife
Fin de journée dans une ruelle de Ténérife.
Les palmiers filtrent les derniers rayons de soleil. Les raies de lumière forment un bel éventail légèrement doré et éclairent la rue aux étranges lignes blanches.

Récemment quelqu’un en voyant cette photo m’a demandé : « Et il n’y a pas trop d’accident à cet endroit-là ? ».

Une photo que je pourrais finalement intituler « Macadam stories », car si le macadam pouvait parler, je pense qu’il en aurait des histoires à nous raconter.

Touchée par cette belle ambiance de fin d’après-midi et concentrée sur la lumière, les courbes de la rue et des lignes blanches, je ne suis pas sûre d’avoir remarqué au moment de la prise de vue le tracé complexe et quelque peu déconcertant de ces lignes…

Un marquage au sol à y perdre son code de la route.

Page après page

Gros plan sur des pages d'un magazine, vues par la tranche.Page après page…
Je feuillette un magazine photo et… je fais une photo.
Vu par la tranche, le magazine dévoile un autre aspect de son physique.
La finesse et la netteté des pages se fondent rapidement dans une ambiance floue et bleutée.
Le contenu semble s’évaporer, à moins que ça ne soit la vision de la lectrice qui se modifie temporairement. Vision éthérée due à une douce somnolence.

Les petites fleurs sont de retour

Fleurs blanches au printemps prises avec un objectif macro
Fin de journée pour les petites fleurs blanches d’un prunelier.
Chouette, c’est le printemps. Les arbres s’en donnent à coeur joie et c’est à celui qui montrera le plus de fleurs.

Chaque année, à quelques pas de la maison, j’aime prendre quelques photos de ce prunelier. Celle-ci a été prise le 17 avril. J’avais déjà publié sur ce blog deux autres photos du même arbre, dans les lueurs orangées du soleil couchant :
le 27 avril 2013 avec un Coucher de soleil printanier et l’année suivante avec une Ambiance printanière et des fleurs très en avance puisque c’était un 29 mars !
Les années se suivent et ne se ressemblent pas.

La période de floraison est malheureusement toujours trop courte. Un coup de vent, de grosses averses, et c’est fini… les pétales se font la malle.

Obsolescence programmée

Obsolescence programmée : clavier d'ordinateur jeté, recouvert de givre.
Pauvre clavier d’ordinateur. Jeté, il a été recouvert de givre.
La faute à l’obsolescence programmée.
Finie la proche chaleur dégagée par l’unité centrale.
Finis les petits bruits secs déclenchés par la pression de doigts rapides et agiles.
Le pavé numérique ne fera plus office de calculatrice, ne permettra plus d’écrire un numéro de téléphone…

5, 4, 3, 2 1, 0…

Suppr…

Gros coup de vent sur la Punta de Teno

Fort vent et grosses vagues sur la Punta de Teno et son phare à Ténérife.

Punta de Teno et son phare, à Ténérife.

Vent fort, très fort. Il faut bien tenir l’appareil photo, les bourrasques sont vraiment puissantes.

Les vagues se succèdent et ne se ressemblent pas.
Grondement sourd, gerbe d’écume, rochers ruisselants, je ne me lasse pas du spectacle.
Et dans ma tête, je me dis « Waouh, cette vague était magnifique. Et la prochaine qui arrive ? Sera-t-elle encore plus grosse ? »
Eh bien non, pas la suivante…
« Peut-être celle qui arrive maintenant, alors ? »
« Ah oui, superbe ! »

Les embruns voltigent.
Pendant une fraction de seconde, chaque vague dessine dans l’espace de multiples motifs : arabesques, pointillés…

Et les photos se succèdent aussi, et… ne se ressemblent pas non plus.
Difficile sera le tri. Compliqué sera le choix.
J’ai la vague impression que je vais y passer du temps…

Neige sur le volcan El Teide

Le volcan El Teide enneigé avec les rochers Roques de Garcia devantTénérife : journée ensoleillée mais très fraîche à plus de 2100m d’altitude dans le parc national de Las Cañadas. Le sommet du volcan, le Pico del Teide, culminant à 3718 m d’altitude est recouvert de neige et malheureusement inaccessible aux randonneurs (nous sommes fin février). Même le téléphérique, qui entre nous, défigure le sommet, ne fonctionne pas à cause de fortes rafales de vent.

En avant-plan, les Roques de García, un beau massif rocheux, aux formes multiples. Une petite balade de 2 heures permet d’en faire le tour.

Et entre le sommet (aussi appelé « Pain de sucre ») et les Roques, une belle écharpe nuageuse.

Dans la caldeira, formée il y a environ 300 000 ans, le paysage est incroyable et offre une palette de couleurs étonnantes : champ de lave avec des nuances allant du noir au brun clair, sable et rochers aux couleurs verdâtres, jaunâtres, rougeâtres.

Une ambiance volcanique de toute beauté et vraiment dépaysante.

Vibrations

Corde d'une guitare folk noire en train de vibrer
La corde vibrante de la guitare folk.
Un « mi » sonore résonne dans l’air environnant.
Mi-figue mi-raisin.
Mi-cru mi-cuit.
Où est le musicien ?

Un courant d’air aurait-il frôlé la corde la plus grave de la belle guitare noire ?
Totalement improbable… Il faut tout de même une certaine force…

Première note d’un morceau de country, ou dernière note d’un morceau de rock ?

Ou note fantôme ? Si, si, ça existe. Une ghost note est une note jouée de manière étouffée, pour donner un effet rythmique. Mais ici, sur la photo, la corde vibre trop pour être une note de ce type.

Tendez l’oreille, les vibrations vont peut-être atteindre votre tympan, puis votre cerveau, et vous vous rappellerez alors une douce mélodie.
Quel morceau vous vient-il à l’esprit ?

Ceci n’est pas un Mondrian

Porte fermée avec une chaîne rouilléeCeci est une porte fermée. Probablement depuis un certain temps comme en témoigne la chaîne rouillée.
Ceci n’est pas un tableau de Mondrian, et pourtant, rectangles et carrés forment un tableau bien ordonné. Mais il manque du rouge, du jaune et du bleu.
Au moment de la prise du vue, je voyais des éléments faits de béton et de métal, je voyais du blanc, du gris et du vert. Le côté décrépi de l’ensemble m’a poussée à déclencher. J’ai construit une composition qui me plaisait, sans penser à autre chose.
Et pourtant, sans doute qu’inconsciemment, Mondrian me trottait dans la tête…
Mais ceci n’est pas une peinture, ceci est une photographie.

Quel sera l’artiste qui dictera ma prochaine prise de vue ?