Neige sur le volcan El Teide

Le volcan El Teide enneigé avec les rochers Roques de Garcia devantTénérife : journée ensoleillée mais très fraîche à plus de 2100m d’altitude dans le parc national de Las Cañadas. Le sommet du volcan, le Pico del Teide, culminant à 3718 m d’altitude est recouvert de neige et malheureusement inaccessible aux randonneurs (nous sommes fin février). Même le téléphérique, qui entre nous, défigure le sommet, ne fonctionne pas à cause de fortes rafales de vent.

En avant-plan, les Roques de García, un beau massif rocheux, aux formes multiples. Une petite balade de 2 heures permet d’en faire le tour.

Et entre le sommet (aussi appelé « Pain de sucre ») et les Roques, une belle écharpe nuageuse.

Dans la caldeira, formée il y a environ 300 000 ans, le paysage est incroyable et offre une palette de couleurs étonnantes : champ de lave avec des nuances allant du noir au brun clair, sable et rochers aux couleurs verdâtres, jaunâtres, rougeâtres.

Une ambiance volcanique de toute beauté et vraiment dépaysante.

Vibrations

Corde d'une guitare folk noire en train de vibrer
La corde vibrante de la guitare folk.
Un « mi » sonore résonne dans l’air environnant.
Mi-figue mi-raisin.
Mi-cru mi-cuit.
Où est le musicien ?

Un courant d’air aurait-il frôlé la corde la plus grave de la belle guitare noire ?
Totalement improbable… Il faut tout de même une certaine force…

Première note d’un morceau de country, ou dernière note d’un morceau de rock ?

Ou note fantôme ? Si, si, ça existe. Une ghost note est une note jouée de manière étouffée, pour donner un effet rythmique. Mais ici, sur la photo, la corde vibre trop pour être une note de ce type.

Tendez l’oreille, les vibrations vont peut-être atteindre votre tympan, puis votre cerveau, et vous vous rappellerez alors une douce mélodie.
Quel morceau vous vient-il à l’esprit ?

Ceci n’est pas un Mondrian

Porte fermée avec une chaîne rouilléeCeci est une porte fermée. Probablement depuis un certain temps comme en témoigne la chaîne rouillée.
Ceci n’est pas un tableau de Mondrian, et pourtant, rectangles et carrés forment un tableau bien ordonné. Mais il manque du rouge, du jaune et du bleu.
Au moment de la prise du vue, je voyais des éléments faits de béton et de métal, je voyais du blanc, du gris et du vert. Le côté décrépi de l’ensemble m’a poussée à déclencher. J’ai construit une composition qui me plaisait, sans penser à autre chose.
Et pourtant, sans doute qu’inconsciemment, Mondrian me trottait dans la tête…
Mais ceci n’est pas une peinture, ceci est une photographie.

Quel sera l’artiste qui dictera ma prochaine prise de vue ?

Toucher les nuages

Des nuages enveloppent les sommets des montagnes alpines au coucher du soleilFin de journée dans les Alpes, dans la région de Grenoble.
Au retour d’une petite balade entre Chamrousse et le lac Achard, les nuages m’ont offert un beau spectacle, une magnifique mer de nuages.

Voici donc un paysage qui invite à la rêverie.

A chaque fois que je vois de tels nuages (ce qui est tout de même assez rare), j’ai l’impression que si je pouvais les toucher, j’aurais la sensation de sentir du coton sous les doigts. Ou alors, si je pouvais marcher dessus, j’aurais l’impression de poser mes pieds sur des coussins bien moelleux.

A moins que ce ne soit plutôt comme de la barbe à papa, qui collerait un peu aux doigts ? Et dans ce cas-là, quelle saveur aurait-elle ?

Je vous laisse imaginer les sensations :
toucher,
sentir,
manger les nuages…

Mais le jour décline. Bientôt il va falloir redescendre dans la vallée.
Vivement la prochaine séance de « tête dans les nuages ».

Panne d’inspiration

Stylo pris dans un glaçon
Pris dans la glace.
Le stylo d’un écrivain en panne d’inspiration ?

Pris dans un glaçon.
Sur une page blanche.
Au bout de la mine, une minuscule bulle d’air.

Le glaçon fond doucement.
Retour probable de l’oxygène.
Le bol d’air, c’est pour bientôt.

L’écrivain pourra à nouveau respirer, les mots reviendront.
Il pourra à nouveau faire couler de l’encre.

Et je souffle aussi, ce petit texte ne sera pas complètement givré.

Vroum !

Voiture jouet vue de derrière
Et voici une voiture écologique !
Pas de gaz d’échappement, aucun rejet d’oxydes d’azote.
Fini les nuages de particules fines et la pollution de l’air.

Les plus :
– moteur silencieux
– voiture ultra moderne, sans chauffeur

Les moins :
– véhicule miniature, convenant plutôt à un hobbit, voire à un lilliputien
– difficulté à la trouver chez un concessionnaire

En tout cas, moi j’en ai une !
Elle est dans mon salon.

J’attends de rapetisser pour pouvoir l’essayer, pour faire un mini-tour dans cette mini-voiture…

En tout cas, pour faire la photo, j’ai dû me mettre à sa hauteur. J’avais presque l’impression d’être sur la banquette arrière.

Encore un peu, et j’étais prête pour le départ.

Vroum ! Vroum !

Les boîtes aux lettres


Trio de boîtes aux lettres, ou plutôt duo… la troisième ayant disparu de son emplacement.

Une boîte vide, une boîte inexistante et une boîte tenant dans sa gueule un journal défraîchi.
Rien, vraiment rien, et presque rien.

Les destinataires semblent être aux abonnés absents.
Y a-t-il quelqu’un ?

Les informations, les factures, les tristes nouvelles, les cartes postales, les mots doux… où sont-ils passés ?

Les propriétaires de ces boîtes ont-ils disparu ?
Ou ont-ils été pris dans une toile de dimension planétaire ?
Ont-ils été happés par leur ordinateur au point de délaisser les journaux et le courrier papier, trop concentrés à gérer leurs courriels et autres messages virtuels qui font le tour de la terre en un éclair ?
D’un côté, des boîtes numériques pleine à craquer, de l’autre, des boîtes physiques qui font triste mine.

Les messages circulent, vite, vite.
Et pourtant le facteur, lui, n’a plus besoin de courir.

Voici donc une image d’un trio de boîtes aux lettres.
Triste et beau,
ou amusant et insolite,
selon l’humeur du spectateur.

La clémentine

quartier de clémentine mise en scène
Pas de quartier pour cette clémentine !

Après un épluchage soigné, pour faire briller la portion d’agrume, j’ai détaché délicatement des petits bouts de chair.
Voici un beau morceau de fruit acidulé et sucré.

Disposé sur une assiette blanche, le quartier oranger semble faire « pschit » !

C’est donc un bout de clémentine qui a du peps !

Pour vous rassurer, rien ne s’est perdu.
Après la séance de prise de vue, je l’ai mangé.

Derrière les façades

Détail sur les gratte-ciels de ShanghaiY a-t-il quelqu’un derrière ces façades de verre et de béton ?
Les gratte-ciels font bloc. Ils ne laissent entrevoir aucune trace de vie…

Verticalité absolue.

Impression vertigineuse.

Et pourtant, combien de centaines ou de milliers de personnes vivent derrière ces murs ?
Une fenêtre, un bureau, une fenêtre, un appartement.
Des fenêtres et encore des fenêtres.
Et derrière, de la vie, de la vie, plein de vies.

Apparence trompeuse de vide et de calme.
De multiples histoires se nouent à l’intérieur de ces géants imperturbables.

Des rires et des pleurs, des sourires et des grimaces, des bonheurs et des désespoirs.

A nous d’imaginer ce qui se trame derrière ces façades.

Photo prise en Chine, à Shanghai, elle fait partie de la série « Lignes urbaines »