Bouquet final

Ce n’est pas le moment d’éternuer.
Ce n’est pas non plus le moment pour un mauvais coup de vent.
Le moindre souffle et c’est toute la structure qui se désagrège, l’harmonie visuelle qui en pâtit.

Mais tout de même, un jour ou l’autre, ou d’une minute à l’autre, les délicates petites aigrettes prendront leur envol, si légères. Poids plume.

En attendant ce moment, le pissenlit offre au regard un bouquet final, aidé par la photographe qui multiplie les prises de vue.

Retrouvez cette photographie ainsi que d’autres tirages d’art à La Chouette Galerie à Strasbourg du 4 au 27 mars 2022 → exposition « Poésie végétale »

Le spectacle

Rayons de soleil matinaux éclairant un chemin de campagneLes premiers rayons matinaux.
Le soleil de septembre offre une belle ambiance orangée.
Un chemin de campagne sous les feux des projecteurs.
Mais où sont les acteurs ? Où sont les spectateurs ?
La nature donne un beau spectacle, et personne n’est là pour applaudir ?
A moins que ça soit un simple essai lumière…
Une belle scène se prépare.
Tout le monde est prêt dans les coulisses…

Mais il faudra se dépêcher, le moment est fugace.
J’en profite pour prendre une image.
Personnage ou pas, finalement, la scène est très belle ainsi.
Et j’applaudis.

Tourmente

Arbre flou en début de nuitCette année 2021 se termine un peu comme elle a commencé. Coronavirus oblige…
Cette image au flou de bougé évoque les différents épisodes qui se sont succédé, mêlant incertitudes et projets chancelants.
Un arbre dans la tourmente sur fond bleu nuit.
Des branches secouées par des vents contraires.

Mais l’arbre tient bon.
Bientôt sa silhouette redeviendra nette, se détachant sur un fond bleu ciel.

Rêve de grand large

Un bateau en papier à côté d'un verre d'eauC’est l’histoire d’un capitaine de bateau qui rêvait de prendre le grand large.
Mais là, pas d’horizons lointains.
Inutile de lever l’ancre.
Un bateau qui tourne en rond, ça ne s’est encore jamais vu.

C’est le calme plat.
Une minuscule mer d’huile.

Un océan miniature sans profondeur.
Le chant des sirènes n’entraînerait pas le capitaine bien loin. Ce serait un comble qu’il se noie dans un verre d’eau.

C’est décidé, pour le moment le bateau reste à quai.

Tout ça pour dire que cette histoire n’est qu’une tempête dans un verre d’eau.

L’intruse

Une allumette partiellement brûlée dans une boîte d'allumettes noiresC’est l’histoire d’une allumette qui voulait se fondre dans la masse.
Ayant trouvé une petite boîte originale pleine d’allumettes noires à tête blanche, elle aurait bien voulu y trouvé une place.
Mais avant d’intégrer le groupe, une transformation était nécessaire…
Hélas, plutôt que de commencer par changer de tête, il aurait mieux valu commencer par modifier le bas. Le processus de transformation a été stoppé net par un souffle puissant.
Malheureusement, trop tard.
Noir et blanc, blanc et noir, ce n’est pas pareil…
Maintenant, difficile d’inverser !

Pour la ressemblance, c’est grillé…

Arbracadabra

Superposition de deux images d'un seul arbreLe même arbre, tête en l’air et tête en bas.
Un arbre qui déploie ses branches dans toutes les directions, en partant d’un nœud central.
Un arbre qui ne prend plus racine…
Lévitation.

Pour ceux qui se demanderaient comment j’ai fait : pas de Photoshop, mais simplement l’option surimpression sur le boitier, directement au moment de la prise de vue. Et c’est là que j’ai remarqué qu’il était compliqué de tenir l’appareil photo à l’envers.
Mais le résultat est là : ARBRACADABRA.

L’Aiguille Dibona

Aiguille Dibona dans le massif des EcrinsSouvenir d’une randonnée d’été dans le massif des Ecrins (Alpes) jusqu’au Refuge du Soreiller, au pied de l’Aiguille Dibona. Essayez de repérer le refuge qui se trouve sur la droite.
L’Aiguille Dibona est un sommet majestueux que l’on reconnaît immédiatement grâce à sa belle forme élancée, très caractéristique.
Pour l’atteindre, il faut… marcher… et marcher… Une longue randonnée de 1150 m de dénivelé. Une montée de 3h au départ du hameau des Etages, à quelques kilomètres de la Bérarde.
Une belle randonnée qui fait bien transpirer. Mais pas autant que les grimpeurs qui attaquent ensuite la paroi pour atteindre le sommet !

Allez, je fais une photo, et je me remets en marche pour m’approcher encore. Que la montagne est belle ! Allez, encore quelques efforts, le refuge est là-bas, tout petit, mais je m’approche.
Le refuge est à 2719 m et l’aiguille culmine à 3131 m d’altitude. L’aiguille Dibona s’est mise deux fois sur son 31.

Mon sac photo est bien lourd sur mes épaules. Allez, un pas devant l’autre. La végétation va bientôt laisser la place à un paysage plus austère. Finies les touches de vert et de rose. Les couleurs vont devenir plus rares. Seul le bleu du ciel restera…
Et sous ce bleu, cette aiguille qui attire tous les regards.