Le centre du monde

Arc-en-ciel au-dessus de la mer et d'un faux menhir en BretagneDalí avait tort : le centre du monde n’est pas la gare de Perpignan, le centre du monde est ici, à Pors Kerieg, dans les Côtes d’Armor en Bretagne. C’est l’arc-en-ciel qui me l’a dit…

Et le rocher, qui se fait passer pour un menhir, n’a pas contredit cette affirmation.

L’indication est nette et précise, mais éphémère.

Au milieu se trouve la photographe. L’occasion est trop belle, prendre une image rapidement. Pour garder une preuve !

J’avais ensuite dans l’idée de noter les coordonnées GPS et de diffuser l’information au plus grand nombre. De prévenir l’IGN, Google et autres pour qu’ils l’intègrent sur leurs cartes.
Mais j’ai vite changé d’avis, j’ai décidé de garder ce secret.
La quiétude des lieux sera ainsi préservée.
Je ne voudrais pas être à l’origine d’une arrivée massive de cars de touristes.

Alors, si vous tombez sur ce petit texte. Chut ! Surtout ne le dites à personne.

Chaos

Silhouette d'un homme dans un chaos de rochers, en bord de merQuel est cet univers minéral qui dégage un parfum de début… ou de fin du monde ?

Cet incroyable amas de roches trahit la force de la nature.
Le chaos n’est pas loin, à moins qu’il n’ait déjà eu lieu.

Amoncellement de roches ciselées, feuilletées, puis érodées par des vagues sans cesse à l’assaut.

Lorsque la marée haute passera à nouveau par là, un autre univers se dévoilera.
Et l’homme, qui quelques heures plus tôt découvrait un univers unique et râpeux, aura disparu du paysage pour laisser place à un univers liquide et mouvant.
Qui pourrait croire, à ce moment-là, que sous les vagues rugissantes se cachent ce monde sculpté à coups de dents marines ?

Comme un vent d’automne

Comme un vent d'automne qui se lèveSortie pour profiter des belles couleurs d’automne il y a quelques jours (à moins d’un kilomètre de mon domicile, confinement oblige…), le soleil de fin d’après-midi mettait en valeur le jaune d’or des dernières feuilles qui faisaient de la résistance.

Coup de vent ?
Que nenni ! (expression certes un peu désuète…)

Pour essayer de sortir des clichés traditionnels, j’ai activé le mode surimpression de mon boitier. Une petite rotation rapide pendant la deuxième prise de vue, superposée à la première photo et hop, l’image finale prend un nouveau souffle.

Comme un léger vent d’automne qui se lève.

Masque ?

Gros plan sur l'arrière d'une voitureHistoire de faire fonctionner votre imagination, que voyez-vous ?
Plutôt un robot ou un masque africain ? Le visage d’un personnage sympathique ou au contraire effrayant ? Ou bien autre chose ?

Notre cerveau nous trompe en générant des formes connues mais sans rapport avec l’objet observé. C’est ce qu’on appelle une paréidolie. Une faculté qui consiste à associer un stimulus visuel informe et ambigu à un élément clair et identifiable, souvent une forme humaine ou animale. Selon les scientifiques, nous avons hérité celle-ci de l’évolution. Notre cerveau structure en permanence ce que capte notre vision afin de réagir face à un prédateur, une proie ou un congénère.

Face à cette image, vous sentez-vous plutôt inquiet ou rassuré ?
Pour ma part, j’entends presque des roulements de tambours.

Tableau automnal

Feuilles mortes d'automne flottant sur une eau calme.Délicatement posées sur la surface liquide, les feuilles mortes nous offrent une palette de couleurs annonçant l’automne. Les minuscules lentilles d’eau ajoutent une légère touche verte. Un petit saupoudrage délicat.

Et l’arbre se penche au-dessus de l’eau tranquille, et semble interroger la surface immobile « Miroir, mon beau miroir… »
Mais trop tard, une partie de son beau costume est déjà dans l’eau. La silhouette sombre se reflète comme une menace annonçant un avenir moins coloré.

Mais en attendant, le temps semble figé. Le tableau est parfait pour un portrait d’automne.