Quelque part, ces volutes me rappellent les bandes nuageuses visibles sur Jupiter avec un télescope puissant. Mais celles-ci tirent vers le bleu, contrairement à l’atmosphère jovienne orangée.
Mais revenons sur terre et observons une rivière.
Parfois, le vent léger provoque de grandes agitations à sa surface, au point de former une fraction de seconde une image psychédélique, quasiment invisible à l’oeil nu. Seul l’appareil photo avec une pause très courte peut saisir ces multiples spirales.
A y regarder de près, la rivière qui coulait tranquillement dans un léger bruit de clapotis se transforme en une furie turbulante et tourbillonnante.
Et en prenant à nouveau de la distance, c’est finalement une tempête dans un verre d’eau.
L’ennui
La vie de chat n’est pas toujours facile.
Se prélasser sur une chaise au tissu fleuri peut mener à l’ennui.
A moins qu’il ne soit face à un vétérinaire qui lui dit comme un docteur à un enfant : « fais ah » pour voir au fond de sa gorge.
Je penche tout de même pour la première solution : le chat baille.
Et nous montre toutes ces petites dents pointues…
Petit vampire !
Presque effrayant…
Un petit vampire qui fait « miaou ».
Non, finalement, même pas peur.
Les chevaux de Neptune

Fort coup de vent sur la Punta de Teno à Ténérife.
L’océan se déchaîne et les vagues forment un étonnant bestiaire. Ici, des chevaux en furie semblent faire la course et se jettent à corps perdu sur la côte.
Un véritable concours de saut d’obstacles pour le grand bonheur des spectateurs.
Voici une image qui m’a rappelé une oeuvre de Walter Crane, peintre anglais, qui en 1892 réalisa une toile qu’il intitula « Les chevaux de Neptune ».
Lorsque, pendant une fraction de seconde les vagues se figent, l’imagination devient galopante.
Cette photo fait partie d’une série « Autour du phare de la Punta de Teno ».
Elle a également servi à illustrer un article écrit par Gilbert Croué, historien d’art, publié sur le site Arte Filosofia « Les chevaux de Neptune ».
Frisquet
Il fait frisquet. La feuille morte se couvre de givre.
Ses veines se glacent.
Les mains de la photographe se crispent sur le boîtier. L’index a du mal à appuyer sur le déclencheur. Tout va au ralenti.
Mais finalement pas besoin de se dépêcher, la feuille n’ira pas loin, elle est même totalement immobile, et rigide. Ce n’est plus une feuille d’automne, c’est une feuille d’hiver.
Et attention, pas touche ! Il ne faudrait pas qu’elle se casse.
Tel est pris qui croyait prendre

Qui est le plus fort ?
La paire de ciseaux semble être dans une mauvaise posture.
Habituellement une ficelle ne résiste pas aux assauts tranchants, mais ici la situation s’est inversée. Les ciseaux sont ligotés.
Cela me rappelle le jeu « caillou, papier, ciseaux ». Le papier est plus fort que les ciseaux car il peut les envelopper, les ciseaux sont plus forts que le papier car ils peuvent le couper, le caillou est plus fort que les ciseaux car il peut les tordre.
A ce jeu, j’ajoute un quatrième élément : la ficelle.
Et ici, des nouvelles règles du jeu s’appliquent : la ficelle est plus forte que les ciseaux, car elle peut l’immobiliser.
Voici une photo qui pourrait aussi être une illustration de l’expression « Donner du fil à retordre »!