La nuit tombe sur le camping.
Les lumières artificielles donnent de nouvelles couleurs aux caravanes.
Celle-ci a attiré mon attention. On se croirait presque dans un film fantastique.
Le contraste entre le bleu nuit et le rouge donnent à cette scène une couleur bien étrange.
Comme quoi, même dans un camping, ça vaut le coup de se balader avec l’appareil photo.
Et la nuit, une « rencontre du 3e type » semble possible !
Quelle lueur incroyable, j’aurais presque toqué à la porte de la caravane pour aller à la rencontre de ses « habitants », sans doute moins étranges que ne le laisse supposer leur cocon de tôle. A moins que…
Le dilemme

En cette fin d’après-midi, j’hésite entre vivre dans une cage dorée… par les rayons du soleil qui effleurent les barreaux, ou mener la vie de château à quelques pas de là…
Vais-je franchir la porte ?
Photo prise dans le parc du château de Fougères-sur-Bièvre, dans le Loir-et-Cher, non loin de Blois et de Cheverny.
Ebouriffée

Dans mon jardin, il y a plein d’herbes et plein de mauvaises herbes.
J’ai lu un jour : « une mauvaise herbe est une plante dont on n’a pas encore découvert les vertus. » (Citation de Ralph Waldo Emerson).
Je dirais donc que dans mon jardin il y a plein de plantes diverses et variées.
Et qui sait les regarder de près, découvre un univers graphique à souhait.
Je remercie mon objectif dédié à la macro-photographie qui me permet de capter sans cesse de nouveaux détails dans cette nature si riche.
Voici donc la belle ébouriffée.
Avec des mèches rebelles qui se terminent en virgules.
Qui pose entre terre et ciel.
Filer vers l’horizon
Fin d’après-midi sur Lanzarote.
Suivre le ruban de macadam et avoir un sentiment de liberté.
Rouler sans se presser et filer vers l’horizon.
Se croire dans un road-movie.
Voir la mer au loin et se dire qu’on est presque arrivés.
Mais ne pas avoir envie d’arriver trop vite.
Préférer rouler. Encore. Ne pas s’arrêter.
Juste rouler.
Et profiter de l’instant.
Sereins.
Dans cette ambiance tranquille de fin d’après-midi.
Se fondre dans les lueurs orangées du soleil couchant.
Croiser une autre voiture et se demander à quoi pense le chauffeur.
Et puis non, ne pas y prêter attention.
Croire que l’on est seuls au monde.
Juste toi et moi.
Et cette lumière.
Le rempart
Un petit tour dans la campagne.
Je me retrouve nez à nez avec un rempart végétal.
La faute à un paysan qui l’a construit avec l’aide de son tracteur rutilant.
Et les épis, tels des soldats, gardent l’entrée du château champêtre.
Armée inoffensive.
Mais une barrière difficile à franchir pour les insectes et les rongeurs, qui auront beaucoup de peine à se faufiler entre les jambes des soldats-céréales.
Zigzag obligatoire.
Inutile d’attendre que le paysan vienne abattre son rempart. Le temps des moissons n’a pas encore sonné.