9 janvier 2026, la nuit tombe… et les flocons aussi.
La neige voltige puis se colle au premier obstacle rencontré.
Un coup de vent et la douce voltige se transforme en trajectoire quasi rectiligne.
Les flocons semblent se déchaîner. Furie glaciale.
Les petites paillettes blanches, pourtant poids plume, me giflent le visage.
Mais en voyant la belle silhouette de cet arbre, se détacher du bleu obscur, je m’arrête un moment.
Encore un peu et je me mettrais à chanter « Vive le vent, vive le vent d’hiver… »
Je regarde autour de moi : personne.
Je suis seule, face à cet arbre magnifique.
Il faut que je fasse une image.
Aussitôt dit, aussitôt fait (la morsure du froid aidant).
Puis je jette un dernier regard, des flocons dans les yeux.
Archives de catégorie : Nature
Pas si ordinaire
Ma série « Pas si ordinaire » en version diaporama avec musique.
J’avais créé cette version à l’occasion de la nomination de la série au festival Chemins de photos 2024.
Pour une meilleure visibilité, n’hésitez pas à la mettre en plein écran et en HD.
Suspense
Ambiance polar pour cette main semblant demander de l’aide.
Imaginons cette photo sur une couverture de roman, un thriller plus précisément.
Quel titre pourrions-nous lui donner ?
Je vous laisse me donner des idées.
Après, il ne restera plus qu’à… écrire le livre.
Ce sera une autre paire de manches…
Côté coulisse, je vous dévoile la réalisation de cette prise de vue : ce bras a été pris à travers une vitre « texturée ». Et pour être plus précise : ce bras, qui est le mien, a été pris à travers la vitre de la salle de bain.
En revoyant cette image, je me demande encore comment j’ai réussi à me contorsionner pour placer mon bras de cette manière, tout en prenant la photo avec l’autre !
Un recto-verso quelque peu acrobatique.
En regardant cette image, j’ai presque l’impression que c’est le bras de quelqu’un d’autre que j’ai pris en photo.
Il ne manquerait plus que je souffre d’un dédoublement de la personnalité, ou plutôt d’asomatognosie (sensation qu’une partie de mon corps ne m’appartient pas).
Ah, je tiens le début du roman…
Personnage principal : une photographe qui ne reconnaissait plus son bras.
Je crois que je vais plonger dans l’écriture de ce scénario à corps perdu, histoire de retrouver à qui appartient ce bras.
Suspense !
Ça pique !
Le froid est mordant.
L’hiver fait des siennes.
Ce matin, nous avons atteint un pic.
Dehors, les moindres brindilles ou autres objets abandonnés se sont transformés en hérissons glacés.
Une corde qui pique, ça n’est pas si fréquent…
Quand les températures sont négatives, voyons le côté positif…
La nature peut devenir spectaculaire et en particulier lorsqu’elle se pare de multiples aiguilles de givre.
L’hiver est un orfèvre de l’éphémère.
Mais attention, dans ces moments-là, évitons de nous comporter comme un éléphant dans un magasin de porcelaine… Inutile de tenter de saisir la corde sous peine de détruire instantanément ces fragiles épines gelées.
Quand bien même vous décideriez de la toucher, pas d’inquiétude : qui s’y frotte,… ne s’y pique pas.
Sables mouvants
Seul.
Face à l’océan, un léger vague à l’âme.
Les deux pieds dans… les sables mouvants.
Ne pas rester trop longtemps immobile.
Ne pas piétiner sur place.
Sous peine de se voir engloutir.
Faire encore quelques pas pour retrouver du sable moins vorace.
Regarder l’horizon.
Ecouter la douce agitation marine.
Jusqu’à dilution complète du vague à l’âme.
Plage de la Palue, Presqu’île de Crozon, Finistère, Bretagne.