Le soleil se lève et inonde le chemin d’une belle lumière dorée.
C’est une matinée fraîche et brumeuse de début octobre, réchauffée par les rayons orangés.
Les chants d’oiseaux ne sont plus qu’un souvenir.
On dirait le premier matin du monde.
La bouée
Brumes matinales à Mandal, dans le sud de la Norvège.
Atmosphère calme et paisible.
Une maison rouge, blottie contre les arbres, apparaît discrètement dans les premières lueurs du soleil levant.
A l’opposé, une belle petite bouée rouge, seule, flotte tranquillement sans être perturbée par les minuscules vaguelettes.
On dirait une cerise.
Ce n’est pas la cerise sur le gâteau… c’est la cerise sur l’eau.
Vertes rizières
La brume qui enveloppait le paysage se dissipe petit à petit. Les maisons du village de Ping’An, blotties les unes contre les autres, semble encore fumer légèrement.
C’est en Chine, par un temps humide, que je découvre ce beau paysage avec ces rizières en terrasse.
Quiétude des lieux.
Fin juillet, le riz pousse et les terrasses offrent de nombreuses nuances de vert.
On dirait des escaliers en velours vert.
Et on aurait envie de gravir ces marches à pas de géant.
Mimétisme
Voici une image frôlant l’abstraction.
Une balade tranquille dans la garrigue en Ardèche, et voici qu’un arbre devant un muret en pierre attire mon attention.
Etrange comme les pierres de ce mur et l’écorce de ce pin se répondent visuellement.
Est-ce le mur, doué de mimétisme, qui prendrait l’aspect du tronc ?
Ou est-ce plutôt le pin qui aurait cette faculté et qui ferait craqueler son écorce pour ressembler au muret ?
Simplement, le minéral et le végétal forment ici un beau duo visuel, entre horizontalité et verticalité.
Chute
Au pied de la Cascade du Rouget dans la vallée du Giffre en Haute-Savoie (et tout près du cirque de Sixt-Fer-à-Cheval).
Avec une pose longue, la cascade « se fluidifie », et les nuages filent…
Une photo en noir et blanc, que j’ai volontairement contrastée, avec des noirs profonds, pour une impression de début du monde.
Et pourtant, il y avait du monde pour admirer cette cascade, et un parking juste à côté…
Mais la magie de la photographie c’est son pouvoir d’évocation. Et en fonction du cadrage, des réglages de l’appareil photo, du choix du traitement de l’image, un photographe a la possibilité de donner une autre dimension au sujet photographié. Quel pouvoir !
Alors voilà, ici, je vous propose une interprétation, mais il pourrait y en avoir tant d’autres…
Pour ceux que la technique intéresse : objectif de 24 mm, ISO 100, pose de 6 secondes, f8, avec un filtre gris neutre ND1000. Appareil fixé sur trépied, bien évidemment.
Et je n’ai pas prévu de chute à ce texte, mais pas grave… elle est dans l’image…