En attendant le bus

Une personne patiente à un arrêt de bus, derrière la vitre brisée

Un pas, deux pas, trois pas… une future passagère fait les 100 pas,
en attendant le bus qui un jour viendra…
La patience est de mise.
Passer de la position debout à la position assise
…Et vice-versa

Toujours pas de bus à l’horizon
Ça commence à faire long
Piétiner sur le trottoir
S’évader en se racontant des histoires
Mais là, elle le sent, ça l’agace
De temps en temps une voiture passe
…Puis plus rien

Sur la vitre teintée de l’abribus,
les traces d’un impact.
Mais le verre feuilleté a tenu bon.
Compter les morceaux, comme on compte les moutons ?

Allez, il faut se faire une raison
Elle est loin d’arriver à destination
Plier et déplier les genoux
Passer de la position assise à la position debout
…Et vice-versa

Cette photo fait partie d’une série « Arrêts sur images ».
Vert, rose, bleu, orange,… les abribus de Belfort offrent une belle palette colorée.

Des flocons dans les yeux

Arbre sous la neige et un vent fort, la nuit9 janvier 2026, la nuit tombe… et les flocons aussi.
La neige voltige puis se colle au premier obstacle rencontré.
Un coup de vent et la douce voltige se transforme en trajectoire quasi rectiligne.
Les flocons semblent se déchaîner. Furie glaciale.
Les petites paillettes blanches, pourtant poids plume, me giflent le visage.
Mais en voyant la belle silhouette de cet arbre, se détacher du bleu obscur, je m’arrête un moment.
Encore un peu et je me mettrais à chanter « Vive le vent, vive le vent d’hiver… »
Je regarde autour de moi : personne.
Je suis seule, face à cet arbre magnifique.
Il faut que je fasse une image.
Aussitôt dit, aussitôt fait (la morsure du froid aidant).
Puis je jette un dernier regard, des flocons dans les yeux.

Fêlures

Assiette fendue dans le rue, sur le macadamEtrange, cette assiette, trouvée par terre au coin d’une rue.
Grosse scène de ménage, au point de faire voltiger la vaisselle à l’extérieur du domicile ?
Dans tous les cas, cette assiette s’est retrouvée par-terre avec fracas…
Le choc a été si rude que même le macadam s’est fissuré…
Et l’assiette s’est fêlée pour former une drôle d’étoile en verre d’Opale.
Je ne citerai pas de marque, mais à ce qu’il paraît ce type d’assiette est très résistant.
Mais pas au point de résister à un geste rageur, tout de même.
Ne soyez pas trop fleur bleue, les seules fleurs qui restent ici se trouvent sur l’assiette fracassée.

De mon côté, après avoir mis cette photo en ligne, je me rends compte que je dois encore faire la vaisselle… Et si je cassais quelques assiettes ?
Sans rage ni désespoir, mais juste histoire d’en avoir moins à laver !

Coccinelle en expédition

Quelle idée de photographier une enveloppe blanche sur un fond blanc…
Mais voilà qu’une coccinelle s’invite à la séance de prise de vue.
Décidée à l’observer, j’ai suivi le parcours de cette petite bête sur l’enveloppe, sans lui souffler d’itinéraire.
Finalement, sa présence ajoute une toute petite touche de couleur sur l’image.
Voilà que la coccinelle se décide à emprunter le chemin le moins large possible : la tranche du rabat, d’une épaisseur infime.
Elle grimpe, baignée dans une ambiance d’une blancheur éblouissante.
Puis elle arrive au point culminant, son ombre le prouve.
Est-elle en train de planter un drapeau ?
Elle a atteint le sommet de son Everest en papier.
J’ai immortalisé le moment.

Une coccinelle en expédition, on n’en voit pas tous les jours… sur une enveloppe, cela tombe plutôt bien…
Mais rassurez-vous, j’ai laissé l’enveloppe ouverte et la coccinelle est partie vers d’autres horizons, peut-être à la recherche d’un nouvel exploit.